Non! Ce n’est pas possible! Ce n’est pas ma vie … je veux me réveiller!
- Comment ai-je fais pour atterrir ici?
Joy regarda hébété autour d’elle en essayant de se souvenir des événements de la nuit dernière… en vain.
Elle est assise sur le bord du lit… le lit qui n’est pas le sien … et regarde les murs couverts des photos sur les quelles les gens sourient … des gens qu’elle ne connais pas.
- Mais ou suis-je?
Elle se lève et s’approche de la grande fenêtre, elle écarte les rideaux d’une main et pousse un petit cris surprise par l’image qui s’offre a elle. Un magnifique jardin se trouve juste devant.
Elle ouvre la fenêtre et l’air chaud remplit des parfums fleuris s’immisce a l’intérieur.
Le silence … ou plutôt une légère musique des bourdonnements des insectes … et du vent qui se faufile entre les feuilles des arbres… Eblouie par le soleil, elle met sa main au dessus des yeux pour voir mieux et pour pouvoir apprécier pleinement ce beau spectacle. Comme hypnotisée, elle regarde la féerie des couleurs et elle inspire profondément l’air pur.
C’est comme un rêve …
La question est… comment elle s’est retrouvé ici … si loin de son univers … de sa ville remplie des bruits et des gens qui courent dans tous les sens?
Comment … et surtout pourquoi?
Elle s’assit a nouveau sur le bord du lit et ferma les yeux en essayant de se rappeler … mais tout ce qui lui vient a l’esprit c’est le moment ou elle était assise a son bureau. Il était tard et les locaux de l’entreprise ou elle travaille étaient déjà vides. Elle était la dernière a travailler encore. Elle se souvient de la fatigue, de la colère… et des larmes qui coulaient sur ses joues.
Oui, c’était une mauvaise journée… la pire des toutes qu’elle ait vécue…
Il y a eu cet incident de l’erreur … et puis…
- Non! Je ne veux pas y penser – se dit-elle a voix haute en secouant sa tête pour chasser les mauvais souvenirs.
Elle se leva alors et s’approcha du mur pour voir les photos de plus près. Elles racontaient la vie d’une famille … une famille heureuse. Les regards remplis de joie… les sourires chaleureux … les gestes tendres… de l’amour…
La jalousie traversa l’esprit de la jeune femme. Elle n’a jamais connue ça. Orpheline depuis l’âge de 5 ans, elle a du vivre avec les étrangers … les gens stricts et froids. Elle n’a pas eu droit aux sourires … aux gestes tendres … et a l’amour…
Joy enviait beaucoup le bonheur a cette famille qu’elle ne connaissait pas.
En suivant les photos, elle a aperçu le miroir, mais ne s’en approcha pas. Elle n’aimait pas voir son reflet sachant d’avance qu’elle allait être déçu … déçu de l’image d’une femme si ordinaire aux longs cheveux bruns et aux grands yeux marrons qui ne reflètent que de la tristesse. N’étant ni belle, ni grande, elle a réussit a maîtriser l’art du camouflage a merveille.
Oui, Joy n’aimait pas quand on la regardait. Ca la mettait mal a l’aise. Elle se sentait prise au piège a chaque fois quand on lui adressait la parole. Sa timidité gâchait vraiment sa vie, mais elle ne savait pas comment changer. Son manque de confiance en elle l’empêchait de s’épanouir… de faire ce dont elle rêvait.
Sa vie était remplie des moments tristes, de solitude et de pessimisme. Elle n’avait pas le droit d’être heureuse … elle ne le méritait pas …
Et le plus étrange dans tout ça, c’est qu’elle porte un prénom qui fait penser tout le contraire … Joy signifie “joie”…
Voilà une blague du destin – pensa t-elle.
Mais soudain elle entend des voix … des voix venaient d’en bas et s’emmêlaient dans une cacophonie joyeuse.
Sa curiosité fut réveillé. Mais la peur l’empêchait d’agir. Elle ne savait pas ce qu’elle verrait … et surtout, elle était terrifié a l’idée qu’on la dévisage et qu’on lui pose des questions.
D’une part l’envie … de l’autre la peur… piégé comme d’habitude, elle s’est résilié a rester a sa place. Ne pas prendre de risque … ne pas se ridiculiser … ne pas souffrir …
Poursuivons dans notre folie du kimchi … avec la version bokkumbap (du riz frit au kimchi).
Les ingrédients sont simples … la préparation encore plus…
… et le plat est un régal !
RECETTE
Ingrédients pour 2 personnes:
2 bols de riz cuit
200 g de kimchi
2 cuillères à soupe d’huile de tournesol
2 cuillères à café d’huile de sésame
sel et poivre
2 oeufs
ciboulette coupée finement
une pincée de graines de sésame
Préparation:
Égouttez le kimchi et coupez-le en petits morceaux. Ensuite, faites chauffer dans une poêle, un peu d’huile de tournesol et faites-y sauter le kimchi (à feu fort). Puis baissez le feu et rajoutez le riz cuit. Mélangez le tout avec une spatule en bois.
Salez, poivrez, puis éteignez le feu.
Ajoutez l’huile de sésame et mélangez bien le tout.
À part, préparez les oeufs au plat (mi-cuits) dans une poêle légèrement huilée.
Versez le riz dans une assiette tiède. Superposez les oeufs dessus et rajoutez des graines de sésame et la ciboulette ciselée.
Comme je vous ai donné envie de vous initier au kimchi … voici donc une des recettes à base de cette préparation … la soupe au kimchi!
Là aussi, il existe plusieurs variantes … je vous propose celle avec du porc… le Doejigogi kimchi chigae .
RECETTE
Ingrédients:
200 g de Kimchi
100 g de viande de porc (côte ou échine)
100 g de Tofu
450 ml de bouillon de poule
1 cuillère à soupe d’huile de sésame
1 cuillère à soupe d’ail haché
3 cuillère à soupe de poireaux émincés
1 cuillère à soupe de poudre de piment
sel
Préparation:
Coupez le kimchi en morceaux (de 3 à 4 cm). Ensuite coupez la viande en tranches fines et le tofu en tranches de 1 cm d’épaisseur.
Réchauffez un peu d’huile de sésame dans une casserole, y ajouter le kimchi en morceaux ainsi que les tranches de viande et faire sauter le tout, quelques minutes.
Versez le bouillon de poule et portez à ébullition.
Rajoutez le tofu.
Couvrez et réduisez le feu. Laissez cuire pendant 20 à 30 minutes.
À la fin, ajoutez-y l’ail, la poudre de piment et le poireau émincé. Mélangez doucement le tout en faisant attention de ne pas “casser” le tofu et salez à votre goût. Portez de nouveau à ébullition.
Servez la soupe chaude, décorée de quelques morceaux de poireau.
Et sur la note végétalienne… voici les gyoza au kimchi!
Ces fameux raviolis grillés sont succulents sous chaque forme… ainsi, puisque nous sommes influencés par le chou fermenté venant tout droit de Corée … et bien nous allons préparer la farce sans viande… mais avec du kimchi!
RECETTE
Ingrédients pour 40 raviolis:
40 feuilles rondes de pâte de ravioli (en vente dans les épiceries japonaises ou à faire soi- même)
200 à 300 g de kimchi égoutté
1/2 tofu
1 petite poignée de ciboulette chinoise
1 cuillère à soupe de pâte miso (facultatif)
Préparation:
Dans un bol mélangez le tofu égoutté, la ciboulette, le kimchi finement haché et la pâte miso.
Mélangez bien le tout à la main.
Étalez les ronds de pâte et déposez une cuillère à café de farce au milieu de chacun d’entre eux.
Badigeonnez les bords de la pâte avec de l’eau et collez le tout en faisant des plis avec vos doigts.
Commencez par plier en deux et pincer le bord droit. Rabattez avec l’index gauche la partie supérieure de la pâte.
Avec l’index droit pincez a chaque fois la pâte rabattue. Continuez jusqu’au bout.
Vous obtenez ainsi un ravioli plié d’un coté et lisse de l’autre.
Faites frire les gyoza dans une poêle avec un peu d’huile de sésame. Quand le fond est cuit, mettez-y 5 mm d’eau et couvrez les.
Oui, nous allons utiliser cette feuille de “pâte” élastique carrée (galettes de riz) que l’on peut trouver au supermarché asiatique et que nous allons plier soigneusement après y avoir déposer notre farce.
RECETTE
Ingrédients:
100 g de porc en petits morceaux
100 g de kimchi
2 tranches de fromage (comme celles pour le croque-monsieur)
2 cuillères à soupe de farine
2 cuillères à soupe d’eau
10 galettes de riz pour les rouleaux de printemps
Préparation:
Mettez les galettes sur un plateau et recouvrez-les d’un torchon humide pour éviter qu’elles dessèchent.
Diluez la farine dans l’eau pour en faire une sorte de colle.
Disposez une galette sur une surface plane en losange face à vous. Mettez dessus les 3 ingrédients coupés finement et poursuivez le schéma ci-dessous pour confectionner les rouleaux.
Mettez la farce au centre
…rabattez un coté de la feuille pardessus
… puis badigeonnez les côtés avec la “colle” et rabattez-les sur le milieu
… ensuite roulez-la comme un cigare vers le coté restant, badigeonnez le bout de la “colle” et “fermez” le rouleau
Faites frire les rouleaux dans de l’huile jusqu’au moment où ils seront bien dorés et flotteront à la surface.
Superposez-les sur une assiette et servez aussitôt!
Nous connaissons, tous, les petits rouleaux de riz avec du poisson cru et un légume à l’intérieur … la vedette de la cuisine japonaise … les maki!
… Mais savez-vous qu’en Corée, il existe aussi une variante de cette recette?
… c’est bien le KIMBAP! …
La différence principale est dans la préparation du riz … pendant que pour faire des sushi ou des maki nous rajoutons du vinaigre de riz … pour faire des kimbap nous rajoutons de l’huile de sésame.
Il est bon de savoir que les kimbap – contrairement aux maki – peuvent aussi être consommés chaud!
RECETTE
Ingrédients:
du riz rond (collant)
1/2 carotte
100 g de jambon ou une boite de thon
un concombre
un oeuf
100 g de surimi
1 cuillère a soupe d’huile de sésame
des graines de sésame
du sel
4 feuilles d’algues séchées (kim)
Préparation:
Faites cuire le riz à la vapeur (le mieux c’est d’utiliser le cuiseur à riz). À part, préparez l’oeuf brouillé (consistance d’une omelette). Coupez en fines lamelles les carottes, le jambon, le concombre, le surimi et l’omelette.
Dans un grand bol mélangez le riz et les graines de sésame et rajoutez-y l’huile de sésame ainsi que deux pincées de sel.
Posez le Kim (feuilles d’algues) sur le tapis de bambou et étalez-y le riz sur les 3/4 de la surface de la feuille.
Ensuite mettez sur le riz les autres ingrédients.
Roulez le tout à l’aide du tapis de bambou. Badigeonnez l’une des extrémités de la feuille d’algue avec de l’eau pour coller le rouleau.
La dernière étape exige un bon couteau pour pouvoir couper aisément la préparation en rondelles.
Voilà une petite explication de gestes en images
C’est un plat très apprécié en Corée et consommé le plus souvent lors d’un pique-nique en famille ou entre amis.
Voilà un autre plat typique de Corée… le BI BIM BAP!
C’est un plat à base de riz … auquel on ajoute ce qu’on aime (ou le plus souvent ce qui nous reste au frigo!!! ) .
Il y a donc le choix en matière de viande ainsi que de légumes.
RECETTE
Ingrédients pour 2 personnes:
250 g de boeuf (en tranches fines)
Pour la marinade:
2 cuillères a soupe d’huile de sésame 1 cuillère à soupe de sucre 2 cuillères à soupe de sauce de soja 1 pincée de sel 2 gousses d’ail finement hachées 1 cuillère à café de gingembre râpé
1 carotte coupée en julienne
60 g de pousses de soja
60 g d’épinards
50 g de haricots verts
1 oignon coupé en rondelles
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
3 cuillères à soupe d’huile de sésame
2 cuillères à café de graines de sésame
2 oeufs crus (ou “sur le plat” si vous ne les aimez pas crus)
2 bols de riz cuit à la vapeur
Pour la sauce:
1 cuillère à soupe de gojujang (sauce piquante coréenne à base de tamarin et de piment que l’on trouve en épicerie asiatique) ou du tabasco
2 cuillères à soupe d’huile de sésame
Préparation:
Faites tremper la viande dans la marinade pendant 30 minutes, au frais.
Faites cuire séparément dans de l’eau bouillante salée, les légumes, en commencent par les épinards ( 1 minute, récupérez-les et égouttez-les), puis les pousses de soja ( 3 minutes,récupérez-les et égouttez-les) et ensuite les haricots ( récupérez-les et égouttez-les, dès qu’il sont tendres).
Mettez-les dans des récipients différents et assaisonnez-les, séparément, avec une cuillère à soupe d’huile de sésame, le sel et les graines de sésame.
Faites revenir les carottes dans une poêle avec 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, salez-les et retirez-les.
Dans cette même poêle – après avoir ajouté 1 cuillère a soupe d’huile d’olive – faites cuire la viande avec sa marinade. Dès qu’elle commence à dorer, ajoutez y l’oignon.
Vous pouvez servir le tout dans un seul plat ou faire le tout séparément dans deux bols en superposant le riz et les autres ingrédients et en mettant par dessus l’oeuf. Comme touche finale, vous saupoudrez le plat avec les graines de sésame et vous rajoutez 1 cuillère à café de sauce!
Le principe est de préparer le tout et de le servir, joliment déposé sur un lit de riz, dans un plat très chaud … pour ensuite mélanger le tout avant de déguster!
Ainsi donc, nous commençons avec un joli plat ordonné avec chaque ingrédient bien “rangé”…
… pour finir avec un mélange chaotique fait par l’enfant fou qui sommeil en nous!!!!!
Voilà le fameux plat qui apparaît dans le drama “Full House“!
Le kimchi est un met traditionnel en Corée. Composé de légumes fermentés et de piment, il constitue un accompagnement idéal pour les plats gras ou est utilisé comme un des ingrédients pour d’autres recettes.
Il existe plusieurs variantes de cette recette, mais la plus populaire – ayant pour ingrédient de base le chou chinois – est le baech’u kimchi.
RECETTE
Ingrédients:
un gros chou chinois
2 poireaux
1/2 navet long
5 gousses d’ail hachées
6 oignons nouveaux fraîchement hachés
2 cuillères à café de gingembre frais râpé finement
2 cuillères à café de poudre de dachida (réhausseur de goût)
1 ou 2 cuillères à café de jus d’anchois fermenté
2 cuillères a soupe de poudre de riz
2 cuillères a soupe de gros sel
2 cuillères a soupe de piment rouge haché (ou 3 poivrons rouges)
1 cuillère a soupe de sucre
Préparation:
Sectionnez la base du chou. Coupez-le en six morceaux dans le sens de la longueur.
Glissez du gros sel entre les feuilles. Laissez reposer une nuit. Rincez et égouttez.
Coupez le navet en julienne.
Coupez les poireaux en fines lamelles d’environ 5 cm de longueur.
Mélangez tous les ingrédients pour obtenir la pâte d’épices (sok): ail, piment rouge, oignons, dachida, gingembre, sucre et jus d’anchois fermenté.
Glissez cette pâte entre les feuilles de chou ramollie.
Déposez les morceaux de chou dans un grand récipient en terre si possible. Entassez-les bien, puis versez le liquide de riz sur les morceaux de chou.
Protégez-le avec une feuille de papier sulfurisé. Placez un couvercle en bois.
Au bout de 4 ou 5 jours le kimchi est prêt. Il se conserve 3 semaines au réfrigérateur.
Note: Pour confectionner le liquide de riz, diluez la poudre de riz dans un verre d’eau tiède. Rajoutez un verre d’eau. Faites chauffer dans une casserole tout en remuant. Lorsque le liquide devient opaque, arrêtez le feu et laissez refroidir.
Voici la préparation d’un Baech’u kimchi en images.
(On peut changer certains ingrédients additionnels tout en gardant ceux de base).
Pour vous donner encore plus envie de vous initier au kimchi, voici quelques idées de plats avec ce délicieux ingrédient :
Aujourd’hui nous vivons dans une société qui nous demande une constante participation, d’avoir l’esprit en éveil et de la disponibilité à toute heure.
Ce train de vie nous épuise et nous mène souvent à nous servir des substituts naturels ou chimiques pour rester « en forme », mais malheureusement beaucoup d’entre nous finissent par en devenir dépendant … ou pire… craquer psychologiquement sous le poids des responsabilités et des problèmes qui s’accumulent.
Il y en a qui ne jurent que par la caféine…
et d’autres qui se laissent « empoisonner » par la drogue…
Mais sommes-nous vraiment obligés de nous auto-détruire juste pour pouvoir suivre les règles brutales du monde qui nous entoure?
Vous avez raison… nous ne le sommes pas! … et surtout nous ne le méritons pas!
C’est pourquoi nous voyons apparaître un mode de vie dit sain … du bio … du zen … du yoga …
Les gens en ont marre de souffrir… ils veulent être beaux, jeunes et en forme … peu importe l’âge!
Ils veulent s’arrêter et reprendre leur souffle!
… mais pourquoi tout ce qui les attire, alors, a un lien avec l’Asie?
Pourquoi la méditation, le yoga, les sushi deviennent-ils le synonyme de santé… aussi bien physique que mentale?
Oui, l’Asie a compris, il y a longtemps déjà, que la réussite se trouve dans un corps sain en adéquation avec l’esprit.
Même si on y travaille dur … la longévité demeure un fait réel et observé dans les pays asiatiques.
Pour eux, il est important de se respecter soi-même…de respecter son corps et son esprit. Alors on médite … on prend son temps… on respecte l’autre… on boit du thé…
Hé? … du thé???
Qu’est-ce que le thé a avoir avec le bien être et la réflexion sur la vie?
Et bien oui, vous avez bien compris, le thé ne se résume pas qu’à un simple breuvage, fait rapidement au petit matin.
là est toute notre erreur… ignorer la vraie valeur du thé… son importance pour notre corps… ainsi que pour notre âme.
Ce qui est, pour nous, juste une boisson à base de feuilles séchées … est en réalité bien plus … c’est un dur labeur fourni par les cultivateurs… c’est une diversité de goûts… ce sont des vertus thérapeutiques … c’est enfin l’art de la préparation et de la dégustation…
Mais d’où vient au juste la connaissance des bienfaits de ces plantes?
Selon la légende chinoise, c’est un moine nommé Bodhidharma – un prince indien vivant au VI ème siècle – qui se rendit en Chine pour enseigner le bouddhisme. Il y fonda la secte Ch’an – connue au Japon six siècles plus tard en tant que Zen.
Bodhidharma, ayant fait le voeu de ne jamais s’endormir et ainsi ne jamais perdre de temps précieux pour remplir son devoir… succombe un jour à la fatigue… et pire encore… il a des songes sur les femmes!
Au réveil, il s’en veut tellement qu’il s’arrache les paupières et les jette.
C’est en revenant au même endroit quelques années après, pour y méditer, qu’il voit deux arbustes poussés à cet endroit … c’est à la suite de son geste curieux d’arracher une feuille et de la mâcher qu’il découvre sa vertu … rester éveillé et pouvoir réfléchir clairement … ce qui lui permit de méditer ainsi pendant 9 ans en atteignant un état supérieur de concentration.
Selon l’histoire, les premiers textes qui mentionnent le thé, datent de VIII ème siècle. C’est le poète chinois Lu Yu qui nous en parle dans son « Livre Sacré du Thé ». Il décrit cet arbuste, sa vertu, les plantations, la cueillette et la cérémonie de la préparation et de la dégustation.
Avec le temps, le thé est devenu populaire dans le monde entier.
Au Japon, les premières graines sont arrivées vers l’an 800, et c’est à ce moment que pointa l’idée de réduire les feuilles de thé, plus précisément le thé vert, en poudre (le matcha) et d’en préparer une boisson, en suivant des gestes précis dans une ambiance calme.
Cette cérémonie porte le nom de Chanouyu (autrement Sado ou Chado)… ce qui signifie exactement « eau chaude pour le thé ».
Ce rituel a pour but de préparer le breuvage à base de matcha … dans un endroit reposant… devant des invités… en respectant des gestes strictes et en utilisant des ustensiles spécifiques…
Et oui, c’est tout un art de concevoir et d’apprécier le thé…
La prestation faite par des experts en la matière – des gens qui ont consacré leur vie à apprendre cet art, pour ensuite faire découvrir aux autres, le rituel – se déroule dans des endroits appelés Chashitsu (des petites maisonnettes à la décoration pure, situées dans un jardin harmonieux).
C’est en se servant des différents ustensiles nécessaires que le maitre nous dévoile son habilité et fait voyager nos sens et notre esprit…
LE CHAWAN
(le bol, appartenant souvent à une collection unique)
LE NATSUME
(la petite boite laquée contenant la poudre de matcha)
LE CHASHAKU
(fin manche de bambou légèrement courbé à une des extrémités, il sert à verser la poudre dans le chawan)
LE HISHAKU
(longue louche en bambou, utilisé pour verser de l’eau pendant la cérémonie)
LE KAMA
(la bouilloire)
LE CHASEN
(le petit fouet en bambou qui sert à « mélanger » le matcha)
LE CHAKIN
(le rectangle de tissu blanc qui sert à essuyer le chawan)
LE FUKUSA
(tissu en soie rouge-pour les femmes, mauve-pour les hommes, plié d’une manière spécifique. Il sert à essuyer le natsume et le chashaku, ainsi qu’à saisir le couvercle chaud de la bouilloire)
L’harmonie, le respect, la pureté et la tranquillité … les quatre principes de la cérémonie qui nous incitent à la méditation… voilà enfin l’expérience qui apaise et purifie notre âme…
Pour moi, ce rendez-vous de l’amertume (sous forme du thé) et de la douceur (sous forme des gâteaux qu’on sert pour l’atténuer) … c’est en quelque sort le reflet de notre vie… et savoir les déguster, c’est savoir vivre pleinement chaque moment de notre existence… d’accepter l’amertume des moments douloureux et d’apprécier le bonheur quand il croise notre chemin … et tout ça en respectant les règles de la société… mais surtout les gens qui nous entourent…
Bon, je vous assure, nous ne sommes pas obligés de partir au Japon pour pouvoir assister à cet évènement exceptionnel … nous pouvons nous y inviter même à Paris!
Il suffit de se rendre à la Maison du Thé Japonais « JUGETSUDO » au: 95, rue de Seine dans le 6eme arrondissement de Paris…
Allez, revenons à nos moutons … et si on regardait un peu comment ça se passe du côté de la Chine?
Oui, oui, ce pays a aussi sa tradition en ce qui concerne la préparation du thé!
Par contre tout est diffèrent… aussi bien les ustensiles que le procédé du service…
Ici, c’est suite à l’application de la règle des 3 et à la surveillance du temps d’infusion qu’on peut apprécier – toujours en bonne compagnie – cette boisson faite à base de feuilles séchées de différents thés… blanc, vert ou noir…
Je sais, vous êtes curieux…
… la règle des 3 ?
Et bien, c’est tout simplement le fait d’exécuter le même geste 3 fois:
une fois pour la terre
une fois pour les esprits
une fois pour le ciel
C’est donc ainsi – pendant que les feuilles infusent dans la théière – que l’on prépare les tasses en les trempant dans de l’eau chaude et en les tournant 3 fois… après quoi, on rempli les tasses d’eau chaude et on la verse 3 fois dans la claie ( support en bois a double fond) pour ensuite verser le thé dans la tasse, la couvrir d’un petit bol et retourner l’ensemble 3 fois. Comme ça nous pouvons apprécier et sentir l’arôme de la boisson présent dans la tasse vide…
C’est seulement après cela que le thé pourra être dégusté dans la-dite tasse … le thé infusé selon les gouts: 1 à 2 minutes pour une boisson stimulante; 3 à 4 minutes pour une boisson équilibrante …
… stimulante?
… équilibrante?
Nous voilà à la case santé!
La question est … que nous apporte réellement le thé… à part le plaisir du goût et des senteurs qui se diffusent?
Et oui, il y a aussi et avant tout, les propriétés curatives!
Le thé vert ayant 3 fois plus de catéchines que le thé noir, a un rôle extrêmement important dans la défense de l’organisme face au cancer … dans la prévention des maladies cardio-vasculaires (en abaissant, entre autre, le taux de cholestérol) … ainsi que dans la réduction de la glycémie!
Son effet anti-oxydant est 200 fois plus puissant que celui de la vitamine E!
Il agit aussi comme antibiotique et a un effet antiviral.
On a dit récemment que la consommation de thé vert peut ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer!
Mais le plus important pour nous les gourmands… c’est qu’il réduit l’appétit!
Alors au lieu de s’infliger toute cette chimie en pilules, mes amis…
Il fut une époque au Japon ou garder un animal à la maison reflétait un pure besoin de protection … soit des voleurs… soit des souris… et on avait peu d’estime pour ces bêtes à quatre pattes … tout ce à quoi ils pouvaient s’attendre en échange de leurs “services” … c’était à de la nourriture …
… mais les temps ont bien changé depuis …
Et oui, aujourd’hui ce n’est plus l’homme qui fait la loi à la maison …
Vivant à une époque ou les uns se méfient des autres… ou la famille n’est plus si nombreuse … ou le travail prend trop de temps… les Japonais ont trouvés un moyen d’échapper à la solitude …
… dorénavant posséder un animal de compagnie est un Must …
… on peut même en louer un!
Cette mode soudaine a pris des proportions inimaginables … se montrer avec son toutou dans la rue nécessite des préparatifs et des dépenses importantes … gilets élégamment coupés, colliers griffés des grands joaliers, des laisses très… trop chers …
Oui, oui, les Japonais n’hésitent pas à dépenser …
On voit apparaître des boutiques avec un assortiment d’objets de luxe … des restaurants qui ouvrent leurs portes aux animaux de compagnie à certaines heures … des sources thermales où les “bambins” se débarrassent du stress accumulé … des salons de beauté qui proposent des massages à la boue en provenance de la mer Morte, aromathérapie et masques d’argile…
Les traitements vont de 10.000 yens (soit 83 euros) pour un petit chien, type caniche, jusque 30.000 yens (249 euros) pour les gros chiens, comme les Saint-Bernards. Une mise en beauté complète pour un grand chien peut coûter jusque 50.000 yens (414 euros)
Bref … vous avez bien compris … ils ne sont pas à plaindre … et tout ça en échange de leur fidélité, d’un peu de compagnie et de chaleur …
Plusieurs maisons de retraite proposent les mêmes services pour les chiens que pour leurs propriétaires … pour seulement 650 euros par mois, s’il vous plaît!
Voilà la preuve qu’aujourd’hui un être humain préfère la compagnie d’un animal … mais est-ce vraiment si étonnant?
Désormais, c’est l’animal qui détient tous les pouvoirs…
Hein?! Vous vouliez dire quelque chose?!