Archives par Auteur

Maundy Thursday

12 déc

FICHE TECHNIQUE:

Titre Original: 우리들 의 행복한 시간
(Urideului haengbokhan shigan)
Titre Anglais: Maundy Thusday
Aussi connu sous: Our Happy Time
Réalisateur: Song Hae-sung
Producteur: Lee Seung-jae
Pays: Corée du Sud
Genre: Drame humain, Romance
Durée: 120 min
Année: 2006

CASTING:

Kang Dong-won dans le rôle de Jung Yun-Soo
Lee Na-young dans le rôle de Moon Yu-Jeong
Yoon Yeo-jeong dans le rôle de la Soeur Monica
Kang Shin-il dans le rôle du gardien de prison
Jeong Yeong-sook dans le rôle de la mère de Yu-Jeong

Kim Ji-yeong dans le rôle de la mère de la victime
Jang Hyeon-seong dans le rôle du frère de Yu-Jeong
Oh Kwang-rok dans le rôle du condamné à mort numéro 2896

SYNOPSIS:

Moon Yu-Jeong est une jeune femme souffrant d’un mal profond qui en est déjà à sa troisième tentative de suicide.
Indifférente à tout, elle n’éprouve aucun attrait pour son métier de professeur d’art qu’elle exerce négligemment à l’université. Quand à sa famille, elle n’affiche aucun lien affectif  particulier pour aucun de ces membres, et voue même une rancœur féroce à l’encontre de sa mère.
La seule personne auprès de qui elle semble un peu se détendre est sa tante, la Sœur Monica. Et quand celle-ci lui demande de l’accompagner en prison pour y visiter un nouveau détenu condamné à mort, Yu-Jeong accepte, mais à contre-cœur.
Ce détenu s’appelle Jung Yun-soo. Lui aussi n’a plus aucune foie en la vie, au point de craindre chaque nouveau lendemain.
Froid et distant, il rejette les paroles de réconfort de la Soeur Monica, mais se révèle curieux vis-à-vis de Yu-Jeong qu’il reconnait comme étant celle qui, un jour enfant, a chanté l’hymne national devant toute la Corée du Sud. Un souvenir auquel il semble singulièrement attaché.
Au fil de leurs visites hebdomadaires ayant lieu tous les jeudis, se reconnaissant l’un dans l’autre, tous deux vont peu à peu s’ouvrir jusqu’à confesser le fardeau qui les étouffe et trouver ainsi un certain apaisement, voir même  une certaine joie de vivre.
C’est alors avec impatience qu’ils attendent chacun le jeudi suivant…

MON AVIS:

Inspiré du best-seller du même nom écrit en 2005 par la romancière Gong Ji-young, Maunday Thursday est l’histoire d’un rendez-vous hebdomadaire entre une jeune femme suicidaire et dénuée d’espérances  en la vie, et un détenu condamné pour viol et meurtres qui attend dans le couloir de la mort le jour fatidique de sa sentence.
Mais bien qu’il aborde le sujet de la peine capital et y invite à la réflexion, Maunday Thursday porte avant tout son attention sur les thèmes du pardon et de la compassion. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le film porte le titre de Maundy Thursday, qui veut dire  Jeudi Saint en référence à la célèbre scène décrite dans l’évangile.

Le jeudi Saint est le jour où eut lieu le dernier repas (appelé également Cène) prit par Le Christ avec ses disciples, la veille de sa crucifixion, et après lequel Il lava Lui-même les pieds de chacun d’eux. Pour les laver de leurs pêchés, certes, mais aussi en témoignage de sa tendresse pour eux.
Ce  jour sacré est donc perçu par les chrétiens comme un moment de grâce, mais aussi d’ouverture et de service aux autres. Bref, de compassion et d’amour. Et c’est en gros l’idée reprise par le film, au travers de cette histoire de deux êtres blessés par la vie, que a priori tout oppose, mais qui vont se retrouver unis par un même sentiment d’abandon. Deux êtres en souffrance qui ont perdus tout espoir, effrayés par le poids d’une nouvelle journée, et dont le désir le plus vif est de mourir.

Au fur et à mesure qu’ils apprennent à se connaitre et à se faire confiance, c’est une relation unique qui commence à se développer et que eux seuls sont à même de comprendre. En étant à l’écoute l’un de l’autre, ils vont enfin combler ce gouffre en eux qui les détruit, et accepter de pardonner et de s’assumer. Pour Yu-Jeong cela signifie pardonner à sa mère. Pour Yun-Soo, c’est recevoir le pardon de la famille de ceux dont il a contribué à tuer. Car c’est uniquement grâce à cette notion de pardon qu’ils pourront avancer, se reconstruire, et retrouver gout en la vie.
Dans les premiers temps perçu comme une contrainte pour chacun d’eux, chaque jeudi devient alors un moment de grâce et de douceur où petit à petit l’espoir et l’amour pour la vie refont surface. C’est alors un jour presque béni pour ces deux personnes à l’écoute l’une de l’autre, et libre de partager et de se sentir pleinement eux-même.

Se voulant profondément spirituel, les renvois au christianisme sont donc nombreux. Entre la tante de Yu-Jeong qui est une nonne, ou la scène du lavement des pieds des condamnés reprise lors d’une messe célébrant le Jeudi Saint (justement!), les exemples ne manquent pas. Cela pourrait certes en rebuter certains. Cependant même si ces références religieuses tiennent une part importante dans le film, celui-ci n’en est pas pour autant une apologie ou ne devient moralisateur . Le but premier est avant tout, je le redit, de montrer un idéal de pardon et d’acceptation. Pour preuve, à bien y regarder, ni Yun-soo condamné à mort ni Yu-Jeong (qui pourtant a reçu une éducation religieuse) ne se tournent vers la religion pour se confier et trouver du réconfort, préférant s’aider en se soutenant mutuellement.

Émouvant, sensible, beau et tendre, le film démarre lentement et gardera un rythme relativement lent tout au long de ses 2 heures. Ne vous attendez pas à de l’action: ici tout est axé sur l’émotion. Et c’est justement ce qui fait que le film soit aussi poignant. Outre le thème de la peine de mort qui se prête fortement aux envolées mélodramatiques, c’est l’histoire entre ces deux âmes blessées qui touche le plus. Les acteurs Kang Dong-won (dans le rôle de Jung Yun-Soo) et surtout Lee Na-young (dans celui de Moon Yu-Jeong) apportent toute la force du film, et lui donnent une profondeur émotionnelle dont il est difficile de ne pas y être sensible. Chaque scène est jouée ici avec une telle sobriété et une telle justesse qu’on est d’autant plus happé par le déroulement de leurs histoires respectives.
Un grand coup de chapeau pour ça à l’actrice Lee Na-young qui m’a bluffé tant elle est crédible dans son rôle. L’acteur Kang Dong-won a lui aussi un certain mérite, néanmoins j’ai trouvé que dans les scènes plus émotives il avait plus de mal à transmettre ses sentiments. Je pense notamment à la scène de rencontre avec la mère de “sa” victime qui, au lieu d’être une scène forte du film, s’est avérée plutôt plate et quasi transparente.

Le scénario est simple et bien construit. La relation et la confiance entre les deux personnages s’installe prudemment, au grès de leurs peurs et hésitations. C’est au fur et à mesure des événements qu’on découvre le pourquoi de leurs ressentiments envers la vie, une vie qui n’a pas été tendre pour aucun des d’eux.
Seul bémol cependant, l’aspect trop cliché de la vie de Yun-soo. A trop vouloir toucher la corde sensible, c’est l’inverse qui pourrait se produire, et gâcher par moment un peu le film. Je veux bien que Yun-soo ait eu un passé dur qui l’ait bouleversé et fait perdre ses illusions en le genre humain, mais décidément il n’a vraiment pas eu de chance ce petit gars! Je ne pense pas qu’il était nécessaire d’aller aussi loin pour expliquer pourquoi il en est arrivé dans le couloir de la mort. Surtout, qu’au final, sa présence dans ce couloir soulève bien des questions car Yung-soo n’est coupable qu’à moitié… Mais cela ne serait-il pas un prétexte pour simplement soulever un point en particulier sur la peine de mort et sa légitimation, à savoir celui des innocents injustement condamnés à mort?

Petit rappel:

Il faut savoir qu’en Corée du Sud, la peine capitale s’effectue par pendaison et est autorisée dans 103 délits, dont 19 mentionnés dans la Constitution (parmi lesquels l’homicide et l’espionnage) et les 84 autres mentionnés, pour la plupart, dans la « Loi sur la Sûreté nationale » (soit un ensemble de sanctions punissant la moindre expression de sympathie envers la Corée du Nord).
Selon un compte rendu publié en 2001 par le ministère de la Justice, la Corée du Sud a exécuté au total 1634 condamnés pour crimes graves depuis 1945 (date de la libération de la domination japonaise), soit une moyenne de près de 29 personnes par an. Et plus de la moitié de ces personnes exécutées jusqu’en 1987 avaient été condamnés pour violation de la-dite “Loi sur la Sûreté nationale”.
Bien qu’elle soit toujours légalement maintenue de nos jours, son application reste cependant en suspend, le pays ayant rejoint en décembre 2007 les rangs des pays abolitionnistes, en pratique, après une période moratoire de 10 ans sur les exécutions. Et ceci, grâce aux efforts du président Kim Dae-Jung, lui-même ayant été détenu dans le couloir de la mort en 1980 pour trahison envers le régime de l’époque, avant d’être libéré en 1982, puis réhabilité dans ses droits en 1987. Il devient finalement président en 1997 et prend réellement ses fonctions en février 1998.
Les dernières exécutions remontent donc au 31 décembre 1997, date à laquelle 23 personnes ont été mises à mort.
Actuellement, on dénombre toujours 59 condamnés attendant dans le couloir de la mort, leurs sentences ajournées, le gouvernement ne parvenant pas à trancher sur le statut de la peine capitale. Faut-il la légitimer ou l’abolir? Une question difficile à résoudre, et qui encore récemment à fait débat avec l’arrestation en mars 2010 de Kim Kil-tae, accusé de meurtre et de viol sur une fillette de 13 ans dans la ville portuaire de Busan, à Séoul. Un homme de 33 ans qui a déjà été condamné à deux reprises pour viol par le passé.

Je ne mets pas en doute la légitimité de la peine capitale, mais il est important de constater que bien des fois par le passé, celle-ci fut utilisée uniquement à des fins politique. Ainsi, à la fin du mois de janvier 2007, huit militants pour la démocratie ont été acquittés, trente ans après leur exécution. Ils avaient été accusés de trahison, pour avoir créé un parti politique clandestin en vue de renverser le régime autoritaire de l’époque.
En 1975, 23 étudiants et militants ont été exécutés pour rébellion, 20 heures seulement après que la Cour eut rendu son jugement; Avant qu’en décembre 2005, la Cour de Séoul ait ordonné la réouverture du procès, suite au rapport d’une commission gouvernementale qui venait de découvrir que les aveux des victimes leur avaient été arrachés sous la torture.

Mais revenons à Maundy Thursday et au cas du condamné à mort Yung-soo. Son crime est condamnable, mais le jugement n’est-il pas trop sévère? Cela laisse perplexe…

En conclusion, Maundy Thursday est un film que j’ai beaucoup apprécié et que je recommande vivement.
Émouvant de part ses personnages, et tragique de part le thème abordé de la peine de mort, c’est un film qui laissera une marque profonde dans les cœurs et surtout donne à réfléchir sur la question de la peine de mort, oui, mais aussi sur d’autres comme la valeurs de la vie, le crime, le pardon et l’acceptation. Bref, de quoi méditer longuement.

 

LIENS DDL: Cliquez sur la bannière de la Team ci-dessous


TRAILER OFFICIEL:

MV:


The Executioner

4 déc

FICHE TECHNIQUE:

Titre Original: 집행자 (Jiphaengja)
Titre Anglais: The Executioner
Réalisateur: Choi Jin-Ho
Pays: Corée du Sud
Genre: Drame carcéral
Durée: 96 minutes
Année: 2009

CASTING:

Jo Jae Hyeon: l’officier Bae Jong-ho
Yoon Kye Sang: l’officier Oh Jae-Kyung
Park In Hwan: l’officier supérieur Kim
Cha Soo Yeon: Eun-Joo, la petite amie de Oh Jae-Kyung
Jo Seong Ha: le condamné à mort Chang Yong-doo
Kim Jae Geon: le condamné à mort Seong-hwan

RÉCOMPENSE:

1 mention d’honneur décernée par le jury de l’AQCC lors du 14ème Fantasia Film Festival (juillet 2010) pour “sa grande rigueur, la densité des personnages et la sobriété de la représentation de la mort et de la violence”.

SYNOPSIS:

Oh Jae-Kyung, nouvelle recrue d’un centre pénitencier, est dès sa première journée confronté à la réalité brute de ce que signifie être gardien de prison. Entre ses altercations avec les prisonniers qui ne le voient que comme un petit bleu impressionnable, et la froideur dont fait preuve à son égard son ainé, Bae Jong-ho, un officier désabusé et intraitable, qui ne cesse de lui répéter qu’il n’a pas l’étoffe pour ce que le métier exige, Oh Jae-Kyung est bien malmené. Cependant, celui-ci persiste.
Perdant peu à peu de sa candeur, il finit par se rapprocher de l’officier Bae ainsi que de ses méthodes musclées. Une certaine relation commence à se développer entre les deux hommes, se soutenant mutuellement aussi bien pendant les heures de travail que dans la vie privé. Bae Jong-ho prend Oh Jae-Kyung sous son aile et lui enseigne ce que lui-même à tirer comme leçon de toutes ses années de services, à savoir que la seule façon de dompter un criminel dangereux réside dans la violence et l’intimidation. Tandis que Oh Jae-Kyung, lui, tente d’améliorer le caractère social de cet homme abrupt et solitaire.
Tout ce quotidien déjà chargé de tension, se retrouve soudain encore plus ébranlé le jour où, face à la récente recrudescence de crimes violents en Corée, le gouvernement décide de procéder le même jour à trois exécutions dont prendront part Bae Jong-ho et Oh Jae-Kyung. Une approche de la mort qui leurs laissera de profondes séquelles et bouleversera le cours de leurs vies à jamais…

MON AVIS:

Premier long-métrage du réalisateur Choi Jin-ho et premier film sud-coréen à avoir été tourné dans une vraie prison, The Executioner a pour thème central l’univers carcéral et pose la question de l’éventuel rétablissement de la peine de mort en Corée du Sud.

Il faut savoir qu’en Corée du Sud, la peine capitale s’effectue par pendaison et est autorisée dans 103 délits, dont 19 mentionnés dans la Constitution (parmi lesquels l’homicide et l’espionnage) et les 84 autres mentionnés, pour la plupart, dans la “Loi sur la Sûreté nationale” (soit un ensemble de sanctions punissant la moindre expression de sympathie envers la Corée du Nord).
Bien qu’elle soit toujours légalement maintenue de nos jours, son application reste cependant en suspend, le pays ayant rejoint en décembre 2007 les rangs des pays abolitionnistes, en pratique, après une période moratoire de 10 ans sur les exécutions.
Les dernières exécutions remontent donc au 31 décembre 1997, date à laquelle 23 personnes ont été mises à mort.
Depuis lors, deux personnes ont été condamnées à mort pour meurtre en 2006. Et au 1er janvier 2008, on dénombrait 58 personnes attendant dans le couloir de la mort, le gouvernement ne parvenant pas à opter pour une exécution ou instituer une peine de réclusion à perpétuité sans possibilité de la réduire.
Plus récemment encore, en février 2009, suite à l’émoi et à la colère provoqués par l’arrestation d’un homme soupçonné du meurtre de sept femmes, la possibilité du recours à la peine capitale fut de nouveau au cœur de tous les débats. C’est d’ailleurs, je pense, cet épisode qui a en partie inspiré le réalisateur de The Executioner puisqu’un des personnages du film, le tueur en série Chang Yong-doo, condamné à mort pour avoir mutilé 12 femmes, est celui qui déclenchera la reprise exceptionnelle des exécutions après 12 années d’abstention.

La peine de mort est un sujet d’une grande complexité morale. Pour ou contre, bien ou mal, ce qui est certain c’est qu’elle déclenche toujours controverses et interrogations! Et le cinéma n’en est pas en reste. Nombreux sont les films qui, sans donner pour autant de réponses définitives, abordent tout du moins la question et tentent d’ouvrir le débat.
Cependant, ce qui est intéressant dans The Executioner est qu’il se focalise sur le vécu et ressenti des gardiens de prison, et non comme c’est souvent le cas dans la plupart des autres films, sur celui des prisonniers eux-mêmes.
On a ainsi différents points de vues: celui tout d’abord des officiers Oh Jae-Kyung et Bae Jong-ho, deux hommes que tout oppose au début. L’un est un novice naïf qui ne sait pas encore tout ce qui l’attend, l’autre est un vétéran qui a tout vu ou presque, et qui ne croit qu’en la discipline et la punition. Il n’hésite pas dès que la situation le demande à faire appel à la violence, traitant les prisonniers avec dureté et mépris. En plus de ses méthodes, il va jusqu’à employer des mots très durs et compare à plusieurs reprises les détenus à des déchets, des ordures. Complétement blasé, il reste sans pitié quelques soient les circonstances.
En suivant le parcours de ces deux hommes c’est toute la réalité de la vie carcérale qui nous est présentée, dans tout ce qu’elle a de plus brutale et cruelle.
Puis, à coté de ça, nous avons l’officier supérieur Kim, un vétéran lui aussi, mais qui contrairement à Bae Jong-ho connait la compassion et croit en la réadaptation et la rédemption des prisonniers. Il mène d’ailleurs à ce propos une très belle amitié avec l’un deux, le condamné à mort Seong-hwan, avec qui il aime discuter et jouer aux échecs de temps à autre.

Sombre, provoquant, parfois violent et un peu sanglant, The Executioner livre un tableau poignant de ce que vivent ces hommes loin d’être parfaits, ainsi que de leurs dilemmes moraux, amenant le spectateur à expérimenter des émotions contradictoires. Car, comme le titre du film l’indique, ces gardiens de prison peuvent devenir des “executioners”, soit des bourreaux en français. Devenant tueurs à leurs tour à la solde de l’état, valent-ils mieux que ces assassins qu’ils condamnent? La question est posée. Une chose est néanmoins sure, c’est que quels qu’ils soient, jamais aucun d’eux n’en sortira indemne. Ce que soit pour “la bonne cause” ou non, porter d’une manière ou d’une autre la mort à un autre être n’est pas un acte si facile à exécuter, et encore moins à assumer psychologiquement.
La scène presque finale centrée sur les trois exécutions, reste la scène la plus chargée en émotion du film. Mais aussi sans nul doute la plus choquante.
Mais, désireux de pousser la réflexion encore plus loin, le réalisateur Choi Jin-ho va même jusqu’à faire un rapide parallèle entre la peine de mort et l’avortement, en s’interrogeant sur la moralité des deux, puisque dans les deux cas c’est une vie humaine qui est consciemment ôtée.

Néanmoins, malgré ses efforts et toute sa densité, je n’ai pas pu m’empêcher de trouver dans l’ensemble The Executioner un peu plat et classique, dans le sens où il n’apporte rien de plus que tout ce qui nous a déjà été donné de voir jusqu’à présent. Meme si le jeu des acteurs est tout à fait satisfaisant, il manque un petit je ne sais quoi au film qui le dynamiserait davantage et le rendrait plus prenant.
Autre point négatif, la vision un peu caricaturale qui se dégage des personnages. Bien que chacun d’eux, gardiens et prisonniers confondus, soient des personnages forts et surtout jamais présentés (ce qui est une très bonne chose!) comme des saints aux actes et pensées irréprochables (je pense bien évidemment aux gardiens en disant cela), j’ai tout de même déplorer l’image un peu trop démoniaque donnée à l’affreux et vicieux tueur en série Chang Yong-doo, et au contraire celle trop angélique du condamné à mort repenti Seong-hwan, qui ressemble plus à un vieille homme aussi inoffensif qu’un enfant alors que celui-ci a, ne l’oublions pas, brutalement assassiné trois personnes par le passé. Bien sur, je sais que Choi Jin-ho a voulu représenter les deux aspects des prisonniers. Cependant j’ai simplement trouvé cela un peu trop cliché.

En conclusion, The Executioner est un film sombre qui se veut “coup de poing”. Son but est clairement de faire réfléchir sur un sujet complexe dans un pays où la question de la peine de mort n’est pas tout à fait exclue.  

LE TRAILER:

LIENS DDL: Cliquez sur l’image de la Team Asia Ever ci-dessous

Remioromen

28 nov

Remioromen (レミオロメン) fait partie de ces groupes incontournables du rock japonais. Leur style on ne peut plus classique et sans fioritures, leurs mélodies envoutantes empreintes de douceur, et la voix puissante et profonde de Fujimaki Ryota, ont fait la popularité de ce groupe.
Bien que formé depuis l’année 2000, c’est surtout en 2005 qu’ils se font réellement remarquer avec le drama à succès Ichi Rittoru no Namida (aussi connu sous son titre anglais One litre of tears). Ce drama poignant racontant le courage d’une jeune fille atteinte d’une maladie génétique incurable, a profondément marqué le cœur du public japonais. Ainsi que les deux chansons de Remioromen reprises dans le drama, Sangatsu kokonokaet Konayuki“.
Depuis lors, leur notoriété va grandissante. Et c’est sans grand étonnement de constater qu’à chaque nouvelle sortie d’album, celui-ci figure sans exception parmi le top de l’Oricon, le grand classement musical annuel et hebdomadaire japonais.

Présentation des membres:

 

Nom: Fujimaki Ryota (藤巻亮太)
Statut au sein du groupe: chanteur et guitariste. Il écrit aussi la plupart des textes des chansons.
Date de naissance: le 12 janvier 1980
Lieu de naissance: Fuefuki (préfecture de Yamanashi au Japon)
Groupe sanguin: O
Taille: 172 cm
Particularités: Diplômé de l’institut de technologie de Maebashi. Son sport préféré est le soccer.

 

Nom: Keisuke Maeda (前田启介)
Statut au sein du groupe: bassiste et choriste.
Date de naissance: le 11 septembre 1979
Lieu de naissance: Fuefuki (préfecture de Yamanashi au Japon)
Groupe sanguin: A
Taille: 168 cm

Nom: Jinguji Osamu (神宫司治)
Statut au sein du groupe: batteur et choriste.
Date de naissance: le 5 mars 1980
Lieu de naissance: Fuefuki (préfecture de Yamanashi au Japon)
Groupe sanguin: A
Taille: 174 cm
Particularités: Son sport préféré est le golf. C’est son frère ainé qui l’a initié à la batterie.

 

Biographie:

Fujimaki Ryota, Keisuke Maeda et Jinguji Osamu ont tous trois grandis dans la préfecture de Yamanashi, et ont fréquentés les mêmes écoles élémentaires et secondaires. En 2000, ils décident de former un groupe qu’ils nomment Remioromen. Un choix de nom plutôt anecdotique car monté de toutes pièces par chacun d’entre eux! En effet, Remioromen est le résultat d’une association de sonorités joués au Janken (pierre-papier-ciseaux).  Le “re”(レ) est choisi par Fujimaki en hommage à son groupe préféré Radiohead (レディオヘッド). Le “mi” (ミ) et le “o” (オ), quant à eux, reviennent au choix de Jinguji parce qu’ils correspondent aux premiers caractères du nom et du prénom de sa petite amie d’alors. Et pour finir, le “romen” (ロメン) par Maeda en raison de son intérêt pour les tramways; “romen” étant un dérivé de “romendensha” (路面电车).

Le groupe commence timidement ses débuts en donnant quelques petits concerts autour de Maebashi (préfecture de Gunma) et de Shimokitazawa (un quartier de Setagaya à Tokyo), avant de revenir à Yamanashi, leur ville natale, et d’y produire leur premier mini-album Festa, en mars 2003, sous le label Records Daizawa. Le single “Ame agari“, sorti le 21 mai, rencontre un certain succès. Puis, vient un second single “Denwa” le 20 aout, signé cette fois sous le label Speedstar Records, et le 19 novembre, un premier album Asagao qui débute à la 17ème position du classement Oricon, dans la catégorie Indie .
Six jours plus tard, soit le 25 novembre 2003, ils donnent leur premier vrai concert à SHIBUYA-AX (une salle de concert à Tokyo) face à 540 personnes. Avant de jouir d’un petit coup de pouce en participant à l’émission de fin d’année COUNTDOWN JAPAN 2003/2004, regardée dans tous les foyers japonais le soir du 31 décembre en guise de célébration de la nouvelle année.

Le 16 janvier 2004, le groupe entame une tournée intitulé TOUR ASAGAO 2004 qui assure 9 représentations dans 8 villes différentes.
Cette même année voit la sortie de deux autres singles “Sangatsu Kokonoka” (également connu sous le titre “3gatsu 9ka”) et “Acacia“, ainsi qu’une nouvelle série de concerts dès le 19 mai avec le LIVE CIRCUIT ACACIA 2004 qui se termine le 9 juillet au Zepp Tokyo après un total de 20 concerts consécutifs.

Les années 2005/2006 représenteront les années fastes du groupe avec une réelle ovation du public. Cela commence deux nouveaux singles “Moratoire” et “Minami Kaze“, mais surtout avec un second album éther vendu à 402.205 exemplaires.
Remioromen se produit tour à tour au célèbre Budokan de Tokyo, puis le 14 mai au Zepp Osaka pour la tournée TOUR ETHER TRIP 2005, et ensuite dans des festivals d’été comme le RISING SUN ROCK FESTIVAL ou le J-WAVE LIVE 2000+5.
Le 12 octobre 2005 parait leur septième single Ao no Sekai“. C’est aussi à ce moment qu’est diffusé sur Fuji TV le drama Ichi Rittoru no Namida, avec les chansonsSangatsu kokonoka(ou 3gatsu 9ka) et Konayuki“, leur huitième single, qui font littéralement exploser la renommée du groupe. “Konayuki” rentre directement à la 2ème place du top Oricon, et gardera cette position durant près de 54 semaines! Il est même répertorié au cours de l’année 2006 comme la seconde meilleure vente de single.

L’année 2006 démarre avec une troisième tournée appelée TOUR UNDER THE SUN 2006, qui comptabilise un total de 24 spectacles dans 22 villes du Japon. Puis, le 01 mars, leur neuvième single “Taiyou no Shita” est utilisé comme chanson thème pour le film Kokitsune Helen.
Le 17 mai 2006, Remioromen sort son troisième album Horizon qui est une véritable réussite: il reste numéro 1 du classement Oricon pendant 3 semaines de suite, avant d’être considéré comme étant la 16ème meilleure vente d’album à la fin de l’année 2006.
En aout, après un concert donné sur la piste d’aéroport de Yamanashi qui a réuni plus de 30 000 personnes, s’ensuit un album live à édition limitée, Flash et Gleam.
L’année 2006 s’achève avec une quatrième tournée intitulé TOUR ISLAND OVER THE HORIZON 2006 et regroupant 16 représentations dans 9 villes japonaises. C’est près de 130 000 personnes qui y assisterons.

L’année 2007, même s’il produit deux nouveaux singles “Akanezora” en mars et “Hotaru and Run” en mai, Remioromen se consacre essentiellement à la promotion du groupe en participant à un certain nombre d’émission en direct, mais aussi à certains évènements comme le SETSTOCK ’07 et SUMMER SONIC 07. 
De même pour l’année 2008, où le groupe entamera sa cinquième tournée, le WONDERFUL & BEAUTIFUL TOUR 2008, appelée ainsi par rapport à leur 12ème single “Wonderful & Beautiful” sorti en décembre 2007. Une tournée qui s’étalera sur 5 mois et comptera 40 dates réparties dans 31 villes sur tout le Japon.
S’ensuivent ensuite un 13ème single “Motto Tooku e / Orchestra“, ainsi qu’un quatrième album studio en septembre 2008 nommé Kaze no Chroma, et début 2009 la tournée dédiée à cet album. Puis, dans la foulée, apparait un 14ème single “Yme no Tsubomi” qui devient la chanson thème pour le film Kansen Rettou.
Pendant ce temps, après six années d’activités et 4 albums studio, le groupe sort enfin sont premier album Best Off. Remio Best, regroupant 14 titres précédents plus un inédit “Sakura, devient une fois de plus numéro 1 du top Oricon et numéro 8 des meilleures ventes 2009.
L’année 2009 se poursuit avec un nouveau single “Starting Over” en juillet, sa tournée Zepp Tour 2009, et un autre single en novembre “Koi no Kara Yokan“.

Le 13 mai 2010, Remioromen produit son 5ème album studio Kachou Fuugetsu, avec un single du même nom, et entame en mai la tournée de l’album qui se poursuit jusqu’à la fin de l’année. Ce qui ne les empêche pas entre deux petits mois de pause d’éditer en juillet 2010 un 17ème single “Tatsunda Joe”.

DISCOGRAPHIE:

Albums:

Kachou Fuugetsu (Sorti le 03 mars 2010)


Remio Best
~ Best Off ~ (Sorti le 09 mars 2009)


Kaze no Chroma
(Sorti le 29 octobre 2008)

Flash and Gleam ~ Live Album ~ (Sorti le 01 novembre 2006)


Horizon
(Sorti le 17 mai 2006)

Ether (Sorti le 09 mars 2005)

Asagao (Sorti le 19 novembre 2003)

Festa (Sorti le 12 mars 2003)

Singles:

Je vous redirige sur le site Nautiljon

Site Web: http://www.remioromen.jp/

Taiyaki

21 nov

Le Taiyaki (たい焼き) est un gâteaux japonais, ou plus précisément une sorte de gaufre japonaise, fourré de pâte de haricots rouges sucrés (anko) et qui a la particularité de prendre la forme d’un poisson. C’est d’ailleurs de cette forme que vient son nom, puisque le “tai” de taiyaki signifie tout simplement “dorade”; le tout se traduisant par “dorade cuite”.

Même si sa recette est très proche des imagawayaki vendus depuis l’ère An’ei (1772 – 1781) de l’époque Edo, l’origine du taiyaki à proprement parler ne remonte, quant à elle, pas à si loin. Il semblerait en effet que les premiers taiyaki auraient été confectionnés en 1909 par un certain Kanbe Seijirou, dans son magasin Naniwaya, situé dans le quartier Azabu de Tokyo.
Jusque là, les taiyaki n’avaient pas de nom particulier et arboraient plutôt la forme d’une tortue. Mais face au peu d’engouement suscité par son gâteau, Kanbe Seijiro eut alors l’idée de changer sa forme et opta pour celle d’un poisson. Mais pas n’importe lequel: la dorade!
Il faut savoir qu’au Japon, la dorade est synonyme de chance. Et on peut dire que de la chance il en a eut Kanbe Seijiro! Car depuis ce jour, les taiyaki remportèrent un vif succès. A tel point, qu’aujourd’hui encore le magasin Naniwaya continue d’exister. Il est dit à ce propos que près de 10 millions de taiyaki auraient été produits à ce jours! Et que ce sont 1000 taiyaki qui seraient vendus quotidiennement! Rien que ça!

Cependant, même s’il reste son producteur initial, le magasin Naniwaya n’est pas le seul à les produire. Il est possible d’acheter des taiyaki dans tout le Japon, qu’ils soient faits de façon artisanale ou industrielle, comme c’est le cas dans les combinis (ces petits magasins japonais ouverts 24h/24). Permettant ainsi aux japonais d’en consommer à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, les taiyaki constituant en effet un encas idéal pour apaiser les petites faims.
Ils sont aussi très appréciés des plus jeunes, et bien souvent servis aux bambins japonais pour leurs goutés à 16h.
En outre, ils sont également très prisés lors des matsuri (= festivals) japonais, ou souvent vendus près des temples et autres lieux touristiques.

Et ce n’est pas tout car, forts de leur succès, les taiyaki font désormais intégralement partis de la culture japonaise! Il n’est donc pas rare de les retrouver mentionnés dans des dramas (Nobuta wo Produce), des animes (c’est par exemple la nourriture favorite de Ayu Tsukimiya de l’animé Kanon, tout comme de Renji Abarai dans Bleach), émissions, etc.
Petite anecdote: une chanson fut même composée, Oyoge! Taiyaki-kun(= “Nage! Taiyaki-kun”), qui raconte l’histoire d’un taiyaki s’évadant du stand d’un marchand pour aller dans la mer, et appréciant sa brêve liberté avant d’être capturé par un pécheur, puis consommé. Chantée par Masato Shimon, cette chanson est devenu façon très inattendu un hit en 1975. Derrière son apparente innocence de contine pour enfant, “Oyoge! Taiyaki-kun” est en réalité une satire se référant au businessman japonais surmené.
Le disque s’est vendu à plus de 4.5 millions d’exemplaires, et est resté au Box-office pendant 11 semaines consécutives.

(Là, une version plus récente de Mucc, un groupe de rock japonais)

Le taiyaki de base est, je l’ai dit, généralement fourré à l’anko, une pâte de haricots rouges sucrés. Ce n’est cependant pas la seule garniture possible. Chocolat, crème pâtissière, ou glace matcha, les parfums peuvent varier. Il existe même des versions salées, fourrés au fromage, au curry, à la viande comme du haché de bœuf (mijoté avec des oignons) ou de la saucisse. Toutes les déclinaisons sont possibles!

La confection du taiyaki est relativement simple. Cependant, pour lui donner sa forme de poisson, il est nécessaire d’utiliser un moule spécial. Vous pouvez toujours, si le cœur vous en dit, en commander sur bons nombres de sites en ligne. Ou bien utiliser un simple gaufrier. Ou encore faire de simples crêpes, comme dans la recette livrée ci-dessous.
Au final, quelque soit la manière de faire, les ingrédients nécessaires demeurent les mêmes, seul l’aspect change.

Allez, pour clore cette partie: une vidéo mignonette qui montre rapidement comment faire les taiyaki, et ce par une petite fille. Comme quoi sa réalisation reste enfantine!

________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Crêpes à la pâte d’anko

Pour 6 personnes:

125 g de farine

1 cuillère à café de levure chimique

2 cuillères à soupe de sucre en poudre

2 œufs

12 cl de lait

25 g de beurre

1 cuillère à soupe d’huile

150 g d’anko (pâte de haricots rouges sucrée)

 

Préparation:

Tamisez la farine et la levure dans un saladier, puis incorporez-y le sucre. Dans un bol, mélangez au fouet les œufs et le lait. Creusez un puits dans la farine, versez-y ce mélange d’œuf et de lait. Mélangez le tout jusqu’à obtention d’une pâte sans grumeaux.

Dans une poêle, mettez à chauffer à feu moyen-vif un peu de beurre et d’huile jusqu’à ce que le beurre ait fondu. Faites-y cuire les crêpes en plusieurs fois:
Pour obtenir des crêpes de 9 cm de diamètre, versez 2 cuillerées à soupe environ de pâte par crêpe dans la poêle et laissez cuire 2 minutes environ, jusqu’à l’apparition de nombreuses bulles en surface. A ce moment-là, retournez les crêpes et poursuivez la cuisson encore 30 secondes.
Une fois les crêpes cuites, déposez-les dans un plat, couvrez et gardez au chaud. Vous devriez obtenir au total une bonne douzaine de crêpes.

Déposez 1 cuillerée à soupe d’anko sur une crêpe et posez une seconde crêpe sur la première, comme une sorte de sandwich.
Renouvelez l’opération avec les autres crêpe et le reste de la pâte de haricots rouges.

Servez chaud ou à température ambiante (selon votre préférence), accompagné d’un thé matcha.

Outsider

18 nov

Ne sous-estimez surtout pas le rap asiatique, car il existe de vrais petites perles qui surpassent de beaucoup ce que l’on peut écouter en Occident. Aujourd’hui, je veux vous parler de l’un deux, à savoir le rappeur Outsider.

Initialement produit sous le label de son mentor Mc Sniper, Sniper Sound (regroupant également des artistes tels que Bae Chi Gi, Illinit et L.E.O), Outsider a su peu à peu s’imposer dans le milieu du Hip-Hop coréen grâce à un flow prodigieux. Novateur et loin des habituels clichés véhiculés par le rap américain, Outsider se distingue par un style unique et très explosif!
Alliant mixage et rapidité (il est en effet capable de rapper 17 à 18 syllabes par seconde), ses musiques sur-rythmées ne sont jamais dénuées de mélodies, ce qui leur confèrent force et fluidité à la fois.

PRÉSENTATION:

 

Nom de scène:
Outsider (아웃 사이더)

Nom civil: Shin ok-cheol

Date de naissance: 21 mars 1983 (27 ans)

Origine: Séoul, Corée du Sud

Taille: 172 cm

Poids: 57 kg

Groupe sanguin: O

 

 

Compétences : Composition, soccer, taekwondo

Particularité: il peut rapper 17 syllabes par seconde, ce qui fait de lui le rappeur le plus rapide de la Corée du Sud.

Activité: depuis  2004

Label: Sniper Sound

BIOGRAPHIE:

Comme beaucoup d’autres, Outsider débute en tant que rappeur underground et remporte un petit succès. Mais il ne se fait réellement remarquer qu’en 2006, lors d’une émission télévisuelle animée par le célèbre présentateur coréen Yoo Jae Seok, où il retient l’attention de tous grâce à l’incroyable vélocité de son rap. Et notamment du rappeur et producteur Mc Sniper (véritable institution dans le milieu Hip Hop coréen et fondateur du collectif Buddha Baby), qui l’intègre aussitôt dans son équipe.

C’est en 2007 avec son single “Like a Man“, puis avec l’album Soliloquist, qu’il fait vraiment la connaissance du public coréen. Bien que celui-ci reste tout de même encore très partagé, Outsider persiste. Il s’améliore, travaille ses textes et son rap,  change complétement de style, et demande la collaboration de divers artistes (Mc Sniper, L.E.O, Illinit, R2 DJ, Bae Chi Gi, DOK2, K.Will, Joy, etc.) pour préparer un nouvel album intitulé Maestro qui sort à l’été 2009.

Outsider devient alors LA révélation de l’année. Son album Maestro connait un succès retentissant et est plébiscité par tous. Même si certains titres comme “My Youth Confession” par exemple ne connaissent qu’un succès mitigé, le titre phare de l’album “Alone” (ou “Loner“), lui, reste numéro 1 des charts M.Net et Melon pendant plus de 5 semaines. Un fait exceptionnel, puisque c’est la première fois qu’un rappeur maintient cette position pendant aussi longtemps.

L’année suivante, en mars 2010, après une courte pause, parait un autre album: Vol. 2.5 Les 주변인 Outsider. Tout comme “Alone“, le titre phare ” Acquaintance” mélange de façon efficace rap et classique. L’instrumental à corde utilisé donne tout un univers mélancolique à la chanson qui touche irrémédiablement les cœurs.
Il y fait également une reprise du titre “Lies” des Big Bang, un autre groupe de Hip Hop très en vogue.

En octobre 2010, il enchaine tout de suite après avec un nouvel album, appelé Hero, où là encore il collabore avec pleins d’artistes comme L.E.O et Illinit, bien sur, mais aussi avec LMNOP, Kuan, KEIKEI, Sunday 2pm, SAN-E… Une fois n’est pas coutume, l’album connait encore une fois un succès relatif malgré de très bonnes chansons!  Mais le talent de Outsider demeure incontesté et son flow toujours aussi surprenant. Ainsi, le deuxième titre de l’album: “주인공” (“Hero”) en featuring avec LMNOP est tout de même parvenu à atteindre la 7ème position des singles sur M.Net, 5ème sur Melon, et 4ème sur la prestigieuse Graphique Gaon!

Entre temps, fort de sa renommée, Outsider décide de suivre les traces de son mentor Mc Sniper, et tout comme lui, fonde sa propre agence nommée Blockbuster Record. Le but: soutenir de nouveaux talents issus du monde underground. Et cela est chose faite! Son premier groupe Sunday 2pm (déjà en featuring avec lui sur l’album Hero) est composé de deux de ses amis, les rappeurs Jibag et Deffinite. Leur single “The Mutant” est déjà sorti.

Très prochainement, vers le 21 décembre environ, Outsider sera réquisitionné par l’armée pour effectuer son service militaire. Même si cela signifie une absence de 2 longues années, Outsider ne compte pas pour autant mettre sa carrière entre parenthèse et a déjà prévu de renouveler son contrat avec la Sniper Sound. En attendant, un nouvel album serait en préparation… A suivre.

DISCOGRAPHIE:

ALBUM:

Vol.3 Hero

Vol. 2. 5 The Outsider (2010)
Vol. 2 Maestro (2009)
Vol. 1 Soliloquist (2007)

Speed star (2006)

Come outside (2004)

Tsuki no Koibito ~Moon Lovers~

12 nov

FICHE TECHNIQUE:

Titre Original : 月の恋人 ~Moon Lovers~
Titre romaji: Tsuki no Koibito ~Moon Lovers~
Genre : Romance
Épisodes : 8
Pays : Japon
Chaine distributrice: Fuji TV
Période de diffusion: du 10 mai 2010 au ? 2010
Tranche horaire: Le lundi à 21hoo
Chanson thème: LOVE RAIN ~ Koi no Ame ~ par Kubota Toshinobu

CASTING:

Kimura Takuya dans le rôle de Hazuki Rensuke
Shinohara Ryoko dans le rôle de Ninomiya Maemi
Lin Chi Ling dans le rôle de Liu Xiu Mei
Matsuda Shota dans le rôle de Sai Kazami/Cai Feng Jian
Kitagawa Keiko dans le rôle de Onuki Yuzuki
Watanabe Ikkei dans le rôle de Kijihata Togo
Hamada Gaku dans le rôle de Maehara Tsuguo
Mikami Kensei dans le rôle de Koizumi Keiichi
Nishiyama Maki dans le rôle de Eruka
Mitsushima Hikari dans le rôle de Anzai Rina
Nakamura Yuri dans le rôle de Kasahara Yuki
Abe Tsuyoshi dans le rôle de Min
Nagatsuka Kyozo dans le rôle de Onuki Shogen
Nukumizu Youichi dans le rôle de Tokita Ikuzo
Takenaka Naoto dans le rôle de Maruyama Tetsuji
Kabira Jay dans le rôle de Mineoka Yasuyuki

ÉQUIPE DE PRODUCTION:

Scénariste: Asano Taeko (Innocent Love, Last Friends, Nana – le film, etc.)
Réalisateurs: Hirano Shin, Nishitani Hiroshi, Ishii Yusuke
Musique: Takami Yu

SYNOPSIS:

Président d’une entreprise de design d’intérieur au succès grandissant baptisée Régolithe, Hazuki Rensuke a l’ambition de s’approprier le monopole du marché asiatique, détenu jusqu’alors par son concurrent MastPole. Dans ce but, il décide avec les efforts cumulés de son bras droit Sai Kazami, et de Ninomiya Maemi, une architecte d’intérieur qu’il connait depuis 15 ans, d’ouvrir une succursale à Shangai, sur l’ancien emplacement d’une usine en activité.
Mais une fois sur place, il se heurte à la révolte de la main d’œuvre chinoise, indignée par leur brusque licenciement.
Parmi eux, l’ouvrière Liu Xiu Mei. Dès qu’il la voit, Rensuke comprend aussitôt qu’il peut tirer avantage de la beauté “brute” de la jeune fille. Et déterminé à voir son projet aboutir, il n’hésite pas à user de moyens quelque peu crapuleux pour l’inciter à devenir la nouvelle égérie de la marque.
Bien que réticente au départ, Liu Xiu Mei ne tarde pas à accepter la proposition. Pour le plus grand mécontentement de Onuki Yuzuki, mannequin et fille du président de MastPole, très éprise de Rensuke!
Ainsi liés ensembles, ces 5 personnes vont être sans s’en douter, amenées à se retrouver à un tournant décisif de leur vie. Et cela, sous la présence scintillante de la lune pour témoin…

MON AVIS:

Avec son titre très à l’eau de rose, Tsuki no Koibito ou Moon Lovers (“Les Amants de la Lune”) annonce d’emblée la couleur! Sur fond de lutte financière, c’est une histoire d’amour on ne peut plus romanesque qui est ici dépeinte, très proche de celles évoquées dans les romans sentimentaux populaires du type Harlequin! Celles et ceux qui en ont déjà lu au moins un, comprendrons de quoi je parle. Tous les ingrédients du genre sont réunis pour donner naissance à une histoire romancée et peu réaliste, où se mêlent suspense, amours contrariés et passions vibrantes d’émotions. A la différence près que le beaux et ténébreux personnage principal (interprété par notre dieu vivant j’ai nommé l’acteur Kimura Takuya!) ne se verra pas attiré par une ou deux femmes, mais trois! Toutes prêtes à le suivre au bout du monde. Le veinard!!! (Même si pour l’une d’entre elle, il est clairement pressenti qu’elle n’aura aucune chance…).
Ces trois femmes, à savoir Liu Xiu Mei, Ninomiya Maemi et Onuki Yuzuki, représentent trois époques de la vie de Rensuke: l’université, le début dans le monde du travail, et le succès avec la renommée. Toutes trois sont susceptibles de lui offrir différentes choses et différents chemins. Alors, laquelle va-t-il choisir?

Liu Xiu Mei, interprétée par la belle actrice et mannequin taïwanaise Lin Chi Ling, est la pauvre ouvrière quasi miséreuse et tellement naïve. C’est elle qui verra le plus sa vie bouleversée par les décisions et actions de Rensuke. Même si elle est présentée au tout début du drama comme une jeune femme forte au caractère bien trempé, qui décide de séduire Rensuke pour se venger de ses promesses non tenues; elle apparait par la suite d’avantage comme une douce brebis blanche, innocente, gentille et généreuse, attendant avec docilité une preuve d’amour de celui-ci et essayant sans cesse d’adoucir son cœur froid. 
Au delà du caractère de son personnage, je dois avouer que même si j’ai été sensible à son histoire d’amour avec Rensuke, il y a cependant quelque chose qui m’a fortement dérangé. Est-ce la différence de taille avec Kimura, la demoiselle le dépassant d’une bonne tête (Ben quoi, faites pas ces yeux-là, c’est un détail qui a son importance, hein!)? Est-ce sa façon de parler japonais et prononçant bien chaque syllabe? Est-ce le peu d’alchimie flagrant qui transparait à l’écran entre ces deux acteurs? Je ne sais pas. Toujours est-il que je n’ai pas entièrement adhéré à son personnage. Même si par moments je la trouvais émouvante.

Ninomiya Maemi, jouée elle par Shinohara Ryoko (Anego, Unfair, etc.), est l’amie, la confidente, et la collaboratrice la plus fidèle de Rensuke. Le côtoyant depuis près de 15 ans, elle connait tout ses travers. Et même si elle n’est pas toujours d’accord avec les méthodes de l’homme d’affaire, elle respecte énormément son sens artistique. 
Comme toujours, Shinohara Ryoko sait interpréter avec classe et brio les personnages forts et sensibles à la fois. Là aussi, c’est le cas pour Maemi: désigner d’intérieur de génie, elle a monté sa propre petite entreprise. Secondée de deux collaborateurs, elle mène tant bien que mal sa barque. Son caractère joyeux et à l’écoute des autres, ainsi que son attitude cool à toute épreuve, font qu’elle est très appréciée. Elle cache néanmoins au fond d’elle une certaine timidité et un manque d’assurance en amour. Ainsi, en 15 ans, elle n’a jamais réussi à avouer à Rensuke ses véritables sentiments pour lui.

Onuki Yuzuki, incarnée par Kitagawa Keiko (Mop Girl, Buzzer Beat, etc.) peut être apparentée à la petite peste gâtée et obstinée qui n’en fait égoïstement qu’à sa tête. Une fois qu’elle désire quelque chose, elle fera tout pour l’avoir. Et Rensuke est une pièce de choix!
Plus jeune que les deux autres, elle est dans ce sens la plus immature. On pourrait craindre que son personnage soit insupportable, mais étonnement elle devient de plus en plus attachante au fil des épisodes en meme temps qu’elle acquiert .
Toujours présente aux cotés de Rensuke malgré les nombreux rejets de celui-ci, elle ne baisse jamais les bras. Et c’est justement cet entêtement qui sera une aide précieuse par la suite pour Rensuke.

En ce qui concerne l’intrigue en elle-même, je ne l’ai trouvé exceptionnelle. Il y a en effet pas mal de flou, de pistes abordées juste semble-t-il pour étoffer l’histoire, puis laissées à l’abandon sans plus de développements, et pour finir des incohérences. Bien souvent, il s’avère que les personnages changent radicalement de ligne de conduite sans autres explications. Alors qu’ils semblaient acharnés à suivre un certain but  et y mettent la forme, revirement de situation, ils agissent différemment ou laissent tomber ce pour quoi ils se sont battus. Où est la logique là dedans? Je ne peux pas donner d’exemples précis sans révéler des passages clés de l’histoire, mais je peux vous dire qu’à ces moments-là mon esprit rationnel ne pouvait s’empêcher de tiquer!

Au final, ce que l’on retient de plus de Tsuki no Koibito, ce sont sa romance et son personnage principal masculin, Hazuki Rensuke, ou l’homme et sa passion des chaises!!! Car, Rensuke bien qu’il soit un froid et impitoyable homme d’affaire, prêt à tout les sacrifices pour améliorer le rendement de son entreprise, même si cela implique de “vendre” sa belle égérie à son insu à un riche actionnaire dégoutant (!), en réalité il n’est pas, excusez moi du terme, si salaud que ça. Hé oui, car comme dans tout bon drama japonais, le méchant de l’histoire a toujours une bonne excuse qui l’a poussé à devenir méchant. Et là encore c’est le cas. Malgré son comportement initial, Rensuke se rend compte petit à petit qu’il est dans l’erreur et qu’il finit par se perdre lui-même. En vrai, c’est un homme correct qui s’est laissé dévorer par son avidité et son ambition, mais lui, tout ce qu’il veut réellement c’est rendre le plus de gens heureux en équipant leurs maisons de bons meubles!
Est-ce que vous sentez l’ironie dans mes mots? Parce que je vous assure qu’il y en a!
Pour parler un peu de la prestation de l’acteur, Kimura Takuya (Gift, Love generation, Hero, Pride, Engine, Change, Mr. Brain, etc.) est beau à se damner, comme d’habitude. Tout est fait pour le mettre en valeur. Par contre, ce que je reprocherais c’est sa façon de jouer toujours identique. J’ai honte de le dire mais à la fin ça devenait un peu monotone. J’adooooore Kimura, je le vénère cet acteur, mais de le voir tout le long du drama tirer une tronche de trois pieds de long sans presque jamais se dérider, à la fin moi je n’en pouvais plus! Je sais pourtant que c’est le rôle de son personnage qui voulait ça, mais que voulez-vous, je ne trouve aucun attrait aux personnages mono-expressifs, c’est comme ça.

Un petit mot tout de même sur le personnage de Sai Kazami. Il n’y a malheureusement pas grand chose à dire: Sai Kazami, joué pas Matsuda Shota (Hana Yori Dango, Jotei, Love Shuffle, Liar Game, Meitantei no Okite), est le bras droit de Rensuke. Bien qu’il porte un nom japonais, il cache des origines chinoises. Son vrai nom est Cai Feng Jian et il va être un allié très utile à Rensuke lors de la tentative d’implantation de Regolithe en chine. Cependant, son attitude des plus mystérieuses laisse tout de même entrevoir une certaine noirceur.  Et lorsque vient le moment de sa trahison… ben, rien de bien surprenant.
Ce que je regrette néanmoins c’est le peu d’exploitation qui est fait de ce personnage. En effet, Kazami est métissé japonais/chinois, ce qui lui a souvent valu des brimades de la part des autres japonais. Il en a gardé une certaine rancune et a du travaillé deux fois plus que les autres pour gagner de la reconnaissance. C’est aussi pour ça qu’il respecte énormément Rensuke, qui a été le seul à lui donner sa chance et à lui accorder sa pleine confiance.
Bien sur, tout cela est à peine suggéré dans le drama et dit à demi mot. Mais, c’est une vérité qu’il faut pointer du doigt: oui, le racisme est bien présent au Japon! J’ai donc pensé que ce drama était des plus prometteur. En alliant une possible histoire d’amour entre des personnages de cultures et d’origines différentes, voilà qui était novateur et ouvrirait les consciences. Mais non, peine perdue, la fin des plus décevantes, n’a fait que confirmer ce que je pensais déjà.
Peut-être en ais-je déjà trop dit, mais il fallait tout de même que j’aborde ce thème.

En conclusion, malgré son casting des plus alléchant et les plans soignés qu’il offre, Tsuki no Koibito s’avère être une production relativement médiocre. Il m’a fallu m’y prendre à deux fois pour parvenir à le finir, ce qui prouve bien mon peu d’enthousiasme. Et je n’ai pas été la seule, car lors de sa diffusion au Japon, les producteurs ont du réduire le nombre d’épisodes de 11 à 8 devant sa faible part d’audience. Mais cela est peut-être du pour d’autres raison…
Il n’est cependant pas entièrement dépourvu de charme. Si vous avez l’âme romantique et fleur bleue, vous trouverez surement de l’attrait pour ce drama.

LIENS DDL: La Scorpions Fansub (Team fermée) & la MS KISSA

LIENS STREAMING:

Épisode 1: Partie 1 - Partie 2 - Partie 3 - Partie 4 - Partie 5 - Partie 6 - Partie 7

Épisode 2: Partie 1 - Partie 2 - Partie 3 - Partie 4 - Partie 5 - Partie 6

Épisode 3: Partie 1 - Partie 2 - Partie 3 - Partie 4 - Partie 5 - Partie 6

Épisode 4: Partie 1 - Partie 2 - Partie 3 - Partie 4 - Partie 5

Épisode 5: Partie 1 - Partie 2 - Partie 3 - Partie 4 - Partie 5

Épisode 6: Partie 1 - Partie 2 - Partie 3 - Partie 4 - Partie 5

Épisode 7: Partie 1 - Partie 2Partie 3Partie 4Partie 5

Épisode 8: Partie 1Partie 2Partie 3Partie 4Partie 5Partie 6Partie 7 - Partie 8 - Partie 9 - Partie 10 - Partie 11 - Partie 12

VIDÉO:


Meitantei no Okite

4 nov

FICHE TECHNIQUE:

Titre: 名探偵の掟
Titre (romaji): Meitantei no Okite
Genre: Policier, Comédie
Épisodes: 10
Pays: Japon
Chaine de diffusion: TV Asahi
Période de diffusion: du 17 avril au 19 juin 2009
Créneau horaire: Le vendredi à 23:15
Générique: Fighting Pose no Uta par Baba Toshihide

CASTING:

Matsuda Shota dans le rôle de Tenkaichi Daigoro
Kashii Yu dans le rôle de Fujii Mana
Kimura Yuichi dans le rôle de Ogawara Banzo / Kaneda Hajime
Chisun dans le rôle de Moriyama Mizuki
Irie Jingi dans le rôle de Uematsu Keita

ÉQUIPE DE PRODUCTION:

Œuvre originale: le roman du même nom écrit par Higashino Keigo
Scénaristes Tetsuya Oishi , Yamaoka Shinzuke, Kamada Chie
Producteur en chef: Igarashi Fumio
Producteurs: Takuya Seki, Wataru Takano
Réalisateurs: Kensaku Miyashita, Tsunehiro Jota, Gou Shichitaka
Musique: Akira Yamaoka
Narration: Nakamura Ikuji

SYNOPSIS:

En se basant sur les codes communément admis du genre policier, ce drama suit les enquêtes de trois personnages de roman: le Grand, le Génial, le Séduisant Détective Tenkaichi Daigoro (comme il se surnomme lui-même) et ses deux acolytes, le capitaine de police Ogawara Banzo, dont le rôle se borne à servir de faire-valoir à ce dernier, et l’inspectrice de police débutante, Fujii Mana, qui développera peut-être des sentiments à l’égard du personnage principal.
Tenus d’obéir à ces conditions primordiales, ils devront résoudre au mieux les différents “mystères authentiques” auxquels ils seront alors confrontés. Et cela, toujours en accord avec la ligne de conduite imposée à leurs personnages respectifs!

MON AVIS:

Voilà un scénario des plus intéressant, même s’il demande un petit laps de temps pour vraiment l’assimiler. Non pas qu’il soit difficile à la compréhension, loin de là, mais le premier épisode connait un léger problème de narration et de mise en place, qui peut en dérouter certains. Pour faire simple, ne voyez donc pas les protagonistes de l’histoire comme des gens réels, mais comme des personnages de roman. Car c’est ce qu’ils sont! Ces personnages n’existent que sur le papier, et ils se doivent de respecter certaines conditions ou exigences scénaristiques dont font appel tous les romanciers du genre policier.
Donc, pour commencer, Tenkaichi, le personnage principal, est c’est obligatoire le seul en mesure de trouver la clé du mystère et d’identifier le coupable.
Son bras droit, le robuste capitaine de police Ogawara, n’est là que pour préparer les entrés en scènes du Grand Détective. Le temps que celui-ci résolve l’affaire et trouve le vrai coupable comme il convenu, ce personnage-là échafaude des théories farfelues en portant uniquement son attention sur les autres témoins non-coupables, et en refusant de voir ce qui est évident.
Et, enfin, la belle inspectrice qui débute, Fuji Mana, qui a pour principale tache d’admirer en secret l’ingéniosité du grand détective, et d’en tomber amoureuse.

Meitantei no Okite, lui, va plus loin.
En plus de rendre hommage au genre policier, il se donne l’apparence d’une véritable satire du genre, en se moquant et en parodiant tous ces clichés reconnus qu’il pointe du doigt.
Ainsi, le grand détective soit-disant infaillible s’avère ici souvent à coté de la plaque! Et il devient réticent à poursuivre l’enquête et se met à bouder dès que l’affaire n’est pas assez palpitante à son gout, ou que l’attention des autres lui échappe.
Quant au capitaine faire-valoir du détective, il n’est pas si idiot que ça et a bien conscience de l’absurdité de ces actes. Ce qui ajoute beaucoup de comique au drama. Le voir nier à tout prix l’évidence, chercher désespérément quelle théorie fumeuse lui permettra d’inculper un témoin non-coupable, ou encore devoir jouer les surpris lors de la révélation du vrai coupable, tout cela est plutôt cocasse. Mais, conscient de l’attitude attendue de son personnage, il joue parfaitement le jeu jusqu’au bout.
Ce qui n’est pas le cas de notre inspectrice de “charme”, qui n’est au début pas au fait qu’elle doit jouer un rôle!
Elle se débat et refuse que son personnage tombe amoureux de Tenkaichi. Et elle ne peut s’empêcher de relever toutes les petites anomalies des théories de ses deux camarades.  Ce qui lui vaut alors bien des brimades, surtout de la part de Tenkaichi qui ne cesse de lui demander, outré, si elle est une amatrice. La scène où il la pousse par à coup avec son torse tel un coq furieux m’a, je dois dire, bien fait rire!

Fait exceptionnel, lorsqu’ils ont besoin de débattre sur un point précis de l’enquête ou parler librement de certains détails concernant les fameuses conditions, les trois personnages principaux ont alors accès à une sorte de réalité alternative. N’étant connue que de eux seuls, elle se présente sous la forme d’une pièce vide, dénuée de meubles, et juste éclairée par une forte ampoule se balançant au plafond. Là, nos personnages peuvent enfin être eux-même et s’avouer leur non existence.

Mis à part ça, tout les grands classique du genre sont abordés. Mais toujours sous forme de parodie: le meurtre en chambre close, une arme du crime plus que surprenante, le “dying message” ou le message énigmatique laissé par le mort juste avant de mourir, la règle du “who done it”, la réalisation du crime parfait (tellement parfait que pour se faire connaitre le meurtrier est obligé d’aider Tenkaichi à élucider le mystère!), la véritable identité du meurtrier qui se fait passer pour quelqu’un du sexe opposé (l’acteur Owada Shinya qui joue le meurtrier est tout simplement irrésistible avec ses mimiques et ses battements de cils!).
Le meurtre a toujours lieu dans des endroits propices comme les Onsen (sources thermales d’eau chaude) ou les trains; Si un des personnages principaux part en vacance, il peut être sur que surviendra un meurtre sur son chemin; Si le meurtrier est une femme, elle sera forcément une très belle femme,etc.
D’autres règles sont également abordées. Comme par exemple la présentation des personnages ou le déroulement de l’histoire. A chaque épisode, il faut attendre que les trois personnages principaux soient réunis. Sans cela, l’action ne peut commencer. Si l’un deux manque, les autres doivent l’attendre avant de démarrer l’investigation! Généralement, celui qui aime se faire attendre est notre fabuleux détective! Il arrive alors de nulle part, ayant comme de par hasard quelque chose à faire dans les alentours du meurtre qui l’a amené par là. S’ensuit inlassablement le même dialogue, sous des airs convenus:
- Tenkaichi: “Quelle coïncidence de se rencontrer dans un endroit pareil!”
- Ogawara: “Tenkaichi! C’est encore toi?! Que fais-tu ici? Ce n’est pas un endroit pour les détectives amateurs. Reste en dehors de ça!”
Après cette introduction, Tenkaichi peut enfin faire sa présentation, essentielle pour LE personnage principal. C’est un peu sa marque de fabrique:
- Tenkaichi: ” Enchanté. Les gens me décrivent souvent comme le génial, le séduisant, le grand détective qui arrive de nulle part. Je suis Tenkaichi Daigoro!”

Cependant, même si Meitantei no Okite se veut être un drama comique, il n’est pas pour autant hilarant. Malheureusement, j’ai trouvé que bien des fois cet humour soit tombait à plat, soit n’était pas assez exploité. Plusieurs situations prêtent volontiers à sourire, mais c’est là tout. Et plus on avance dans le scénario, plus le comique perd de sa ferveur.

Autre point négatif, je ne saurais pas trop le décrire, mais il se dégage une certaine lenteur dans la résolution des enquêtes, qui a la longue peut un peu lasser et perdre l’intérêt du téléspectateur. Ce n’est pourtant pas la faute au contenu du scénario. Basé sur le roman éponyme du célèbre romancier à suspense japonais, Higashino Keigo, celui-ci est une valeur sure en ce qui concerne l’écriture d’un scénario. C’est également lui qui est l’auteur original de dramas forts tels que Byakuyako, Galileo, Ryusei no Kizuna, ou encore Shinzanmono. Donc, je suppose que cette faiblesse vient plutôt des producteurs et réalisateurs, qui n’ont pas su amener le suspense et l’attente espérée dans tout bon produit policier.

En conclusion, Meitantei no Okite reste un drama agréable à regarder. S’appuyant sur un bon concept, il est bien plus intelligent que ce qu’il laisse entrevoir de prime abord. Mais ne parvenant pas vraiment à se défaire d’une certaine monotonie, et jonglant sur un humour subtil mais un brin timide, il offre un résultat moindre de ce qu’il aurait pu réellement être.
Saluons néanmoins la prestation de ces acteurs principaux qui interprètent un trio fort sympathique et font tout le charme du drama. Je pense surtout à Matsuda Shota (Hana yori dango, Jotei, Liar game, Love Shuffle, Moon lovers….) qui parvient à donner toute sa dimension au personnage de Tenkaichi. Il est tout simplement irrésistiblement drôle dans ses postures, grimaces et caprices!!!

LIENS DDL:


VIDÉOS:

Voici les deux seules vidéos que j’ai pu dégoter sur le net, elles ne reflètent pourtant rien du drama… :S

Le CM:

Un extrait non sous-titré:

LIENS STREAMING:

Épisodes en VOSTA DramaCrazyY.net

 

Voice

1 nov

FICHE TECHNIQUE:

Titre Original : ヴォイス
Titre Anglais : Voice
Genre : Médical, mystère
Épisodes: 11
Pays : Japon

Chaine de diffusion: Fuji TV
Période de diffusion: Du 12 Janvier au 23 Mars 2009
Horaire de diffusion: Le lundi à 21h00

Musique de Générique: “Setsuna” de GReeeeN

CASTING:

* Eita dans le rôle de Kaji Daiki
(Kato Seishiro dans le rôle de Daiki enfant)
* Ikuta Toma dans le rôle de Ishimatsu Ryosuke
* Ishihara Satomi dans le rôle de Kuboaki Kanako
( Yamada Natsumi dans le rôle de Kanako adolescente)
* Endo Yuya dans le rôle de Kirihata Teppei
* Sato Tomohito dans le rôle de Hanei Akira

* Tokito Saburo dans le rôle de Sagawa Fumihiko (médecin légiste en chef)
* Yada Akiko dans le rôle de Natsuikawa Reiko (médecin légiste)
* Izumiya Shigeru dans le rôle de Kaburagi Makoto (analyste)
* Konno Hiromi
* Yamazaki Shigenori dans le rôle de Satoshi Owada (inspecteur de police)
* Hamada Mari dans le rôle de Hanei Hoko (la mère de Akira)
* Nadaka Tatsuo dans le rôle de Ishimatsu Takayuki (le père de Ryosuke)
* Sato Rika dans le rôle de Horii Natsumi (infirmière)

ÉQUIPE DE PRODUCTION:

Scénariste: Kaneko Shigeki
Producteurs: Madoka Takiyama , Higashi Yasuyuki
Réalisateurs: Takeshi Narita , Matsuyama Hiroaki , Yusuke Ishii
Musique: Yoshikawa Kei

SYNOPSIS:

Kaji Daiki et Ishimatsu Ryosuke sont deux amis en 4ème année de médecine.
Bien qu’encore indécis quant à leur futur orientation, les deux se retrouvent acceptés dans le séminaire de médecine légale du professeur Sagawa. Au grand étonnement de Daiki qui avait fait une demande pour celui de la chirurgie cardiaque.
Ryosuke, fils d’un gastro-entérologue de renom, et réticent à suivre la voix toute tracée de son père à la tête d’un hôpital, est plutôt satisfait de ce choix. Mais, Daiki qui n’avait jamais envisagé cette éventualité, s’empresse d’aller demander une explication au professeur Sagawa sur cet étrange transfert. Il obtient pour toute réponse que cette décision est murement réfléchie et que même s’il n’en a pas encore conscience, Daiki est fait pour être médecin légiste.
Les inscriptions étant toutes closes, il décide de rejoindre bon gré mal gré le groupe, uniquement composé avec lui de 4 autres étudiants:  Ryosuke donc; Kuboaki Kanako, une brillante étudiante; Hanei Akira, un ancien délinquant; et Kirihata Teppei, fils d’un dentiste de province.
Pendant 6 mois, il leur sera donné un petit aperçu de l’importance de cette branche de la médecine, souvent sous-estimée par tous. Comprendre comment et pourquoi une personne est morte, mais surtout entendre et transmettre aux familles ses dernières paroles, en devenant sa “voix”!

MON AVIS:

“Encore un drama sur la médecine?”, me direz-vous. Oui, je vous l’accorde, un de plus. Personnellement, j’ai mis un certain temps avant de me décider à le regarder. Premièrement à cause du sujet en lui-même, et deuxièmement, avouez que la photo promotionnelle couleur “blanc d’hôpital” avec ses visages fermés, chacun regardant vers une direction différente, ne fait pas très engageante.
Cependant, à l’inverse des autres dramas de médecine comme Code Blue, Iryu et compagnie, Voice a la particularité d’aborder une branche de la médecine souvent dévalorisée: à savoir la médecine légale! Avec cette simple idée que la médecine n’est pas une science uniquement réservée aux êtres vivants, elle peut aussi être utile pour aider à révolver certaines morts d’apparences suspectes. Et cela en faisant parler les morts une dernière fois à travers une expertise minutieuse. Ce sont les tenants et aboutissants ayant entrainé les causes de la mort qui sont ainsi dévoilés. Libérant par la même occasion les familles en deuil du poids de l’incertitude. Celle-ci, apaisées, les réponses en main, peuvent enfin honorer en toute quiétude la mémoire de leurs morts.
Vous l’aurez compris, Voice accorde une part primordiale au coté humain, plus qu’à la technique. Ici, pas de mots savants ou de grandes scènes d’autopsies avec un corps ouvert sous vos yeux. Mais de la déférence, de la compassion et de l’émotion. Beaucoup d’émotion! A chaque épisode une nouvelle histoire pleine d’amour et de sentiments.
Ne soyez donc pas surpris si vous vous attendez à un drama médical lambda. Ici, l’accent est mis sur les histoires des morts avec leurs familles, aussi bien que sur le passé ou les choix des 5 résidents, tout comme leur amitié naissante.Vous passerez donc la plus grande partie du drama à suivre ce petit groupe à l’extérieur de l’école pour résoudre les différents cas de morts énigmatiques qui leurs sont amenés, plutôt que dans une salle d’autopsie! Nos apprentis semblent en effet plus intéressés à mener un travail d’enquête sur le terrain que par les bistouris. Je dois avouer que j’ai un peu tiqué sur ce point-là: Comment des résidents en médecine trouvent-ils le temps de sortir pour enquêter sur les raisons qui ont entrainées le décès? Ce n’est pas le travail de la police ça?
Oui, mais où est l’intérêt du drama après?! C’est morbide et morne une salle d’autopsie. Alors que là, pour le coup, il y a du suspense. A chaque épisode on découvre la scène où a eu lieu la mort, ainsi que l’entourage du mort avec pleins de rôles secondaires. Pas de quoi s’ennuyer!
Alors pour vous faire passer la pilule, on vous dit que, certes, ce sont des méthodes peu orthodoxes, mais qu’après tout ce sont des apprentis guère expérimentés qui ont besoin de ce contact humain pour ne pas oublier les sentiments des familles et ainsi devenir de bons et consciencieux futurs médecins, proches de leurs patients. Bon, pourquoi pas. Et puis pour le réel travail d’analyse scientifique et de législation, il y a toujours nos trois senseis: Sagawa (le médecin légiste en chef), Natsuikawa Reiko (son second) et Kaburagi Makoto (le laborantin).En ce qui concerne la résolution des cas, comme tout s’effectue sur le terrain, c’est surtout un travail de déduction et de perception. Et c’est là qu’entre en scène les qualités exceptionnelles de notre personnage principal, Kaji Daiki (interprété par Eita). Tel un puzzle, Daiki rassemble les faits et parvient à trouver la solution du mystère.
Là aussi, ne vous attendez pas à de grands énigmes. Somme toute, cet aspect du drama n’est pas toujours bien exploité. Comme lorsque Daiki arrive bien vite à la conclusion avec très peu d’éléments en main. Cela est peut-être du au fait que la plupart des cas portent sur des morts naturelles, et non des meurtres. C’est plus dur de trouver des causes qui tiennent la route. Je ne donnerais qu’un exemple, qui m’a le plus frappé: celui de l’enfant qui tombe indemne de plusieurs étages sur un homme qui tente de le rattraper, provoquant la mort de celui-ci. Avouez que c’est un peu tiré par les cheveux quand même. Heureusement, il y a tout le mélodrame de la vie du mort pour essayer de vous arracher une petite larme. J’exagère peut-être un peu, d’autant plus que je l’ai bien aimé ce drama, mais dans le fond c’est un peu ça.
Autre chose encore. On peut aussi déplorer la structure un peu systématique du scénario (même si personnellement ce ne fut pas trop mon cas). L’épisode démarre avec une scène cocasse où Daiki, personnage excentrique au maniérisme poussé, est en total désaccord sur un sujet plus qu’improbable avec ses camarades (comme: Pourquoi tailler les deux extrémités d’un crayon; Pourquoi se rendormir après que le réveil ai sonné, etc…). Ses séries de “doushite” et de “nande” (“pourquoi”, sous-entendu “pour quelles raisons”) d’un air agacé et de totale incompréhension sont vraiment jouissifs. J’ai adoré ces moments. D’autant plus qu’ils offrent une agréable coupure avec les scènes plus graves.
Arrive ensuite la présentation d’un nouveau cas avec l’autopsie, et la résolution de celui-ci grâce à l’esprit particulièrement curieux et pointilleux de Daiki, aidé par ses camarades. Concentré, se caressant le menton, la solution le “pénètre” tout d’un coup sous un jeu de lumière: c’est la révélation! Puis, la délivrance du message aux familles. Et l’épisode se termine avec nos 5 comparses contents d’avoir pu se rendre utiles et en musique de fond la chanson “Setsuna” du génial groupe de j-pop Greeeen, qui dès que vous l’entendez vous laisse un sentiment de gaité et d’espoir.
Néanmoins, malgré ses défauts, je tiens à le redire: je ne me suis pas ennuyée. Même si certaines enquêtes manquent parfois d’un peu de dynamisme, l’ambiance générale du drama reste sympathique. Ce n’est certes pas le drama du siècle, et je suis presque sure que je ne le regarderais jamais une seconde fois, mais la relation qui se tisse entre les 5 étudiants et leurs générosités d’âmes pour résoudre les affaires font que l’on en garde un plutôt bon souvenir. Le duo Eita (Daiki) et Toma Ikuta (Ryosuke) fonctionne bien et est assez plaisant à voir. Ishihara Satomi (Kuboaki Kanako) qui m’énervait un peu au début à cause de sa froideur, a fini par avoir mes faveurs, tant elle change des filles “kawai” habituelles. Quand au duo Sato Tomohito (Hanei Akira) [un acteur que je ne connaissais pas mais qui a retenu mon attention] et Endo Yuya (Kirihata Teppei) est aussi drôle qu’attendrissant.

En conclusion, malgré le thème central abordé (celui de la mort), Voice réussi à allier sérieux et gaieté, sentiments et légèreté. Il offre une leçon de vie et encourage les vivants à se serrer les coudes et à poursuivre vaillamment son petit bonhomme de chemin.

PS: Allez pour terminer cet article, je me devez quand même de rajouter un petit mot sur la mère un peu “folle-dingue” de Akira. Avec ce personnage aussi j’ai eu un peu de mal au début, sa coiffure, sa tenue… Et pourtant, elle apporte son lot de légèreté aussi.

LIENS DDL:

VIDÉO:


Hachi-One Diver

17 oct

 

FICHE TECHNIQUE:

Titre Original : ハチワンダイバー
Titre romaji: Hachi-One Diver
Autre titre : 81diver
Genre : Suspense, sports, comédie
Épisodes : 11
Pays : Japon
Chaine télé productrice: Fuji TV
Période de diffusion: du 03 mai au 19 juillet 2008
Tranche horaire: le samedi à 23h10
Opening: Make my Day par Aragaki Yui

CASTING:

* Mizobata Junpei dans le rôle de Sugata Kentaro
* Naka Riisa dans le rôle de Nakashizu Soyo / Ukeshi
* Kohinata Fumiyo dans le rôle de Suzuki Hobbito
* Yasuda Misako dans le rôle de Muguruma Rika
* Date Mikio dans le rôle de Kakuta Goro
* Tomizawa Takeshi dans le rôle de Hidaka Yasuo
* Kinoshita Yukina dans le rôle de Tsukishima Misaki
* Watanabe Tetsu dans le rôle de Tsukishima Fumio

ÉQUIPE DE PRODUCTION:

Œuvre originale: Hachi-One Diver du mangaka Shibata Yokusaru
Scénariste: Furuya Osho
Producteur: Azuma Yasuyuki
Réalisateurs: Mizuta Narihide, Matsuyama Hiroaki
Narrateur: Ikeda Shuichi

SYNOPSIS:

Sugata Kentaro, âgé de vingt ans, est un jeune prodigue de shogi. Repéré très tôt pour son talent inné, il intègre dès le plus jeune âge la prestigieuse école de shogi de Tokyo, afin de se perfectionner d’avantage et ainsi caresser l’espoir de devenir joueur professionnel. Malheureusement, malgré tous ses efforts, Sugata finit par stagner et ne parvient pas à dépasser le niveau de 3ème Dan. C’est ainsi, qu’un jour il expérimente la douloureuse sensation de la défaite, jusqu’alors inconnue pour lui. Désemparé, il doit quitter l’école et abandonner son rêve.
Mais le shogi est toute sa vie. Ne sachant que faire d’autre, il devient alors un “shinkenshi”, c’est-à-dire un joueur de shogi qui ne joue que pour de l’argent.
Errant sans âme de club de shogi en club de shogi, il gagne sa vie en battant tous les amateurs qui acceptent de jouer contre lui, et compte déjà à son actif 182 victoires d’affilées. C’est à ce moment qu’on lui conseille d’affronter un adversaire de taille: le champion de Akihabara, connu sous le nom de Ukeshi, qui prend tous les paris et ne perd jamais. Cette rencontre sera un véritable électrochoc pour Sugata! Car, non content de le remettre au pied du mur en lui refaisant gouter à l’échec, il s’avère que cet Ukeshi est une jeune femme, Nakashizu Soyo, qui combine sa passion du shogi avec un étonnant travail: aide ménagère à temps partiel, elle propose ses services… cosplayée en soubrette! Et ce fait alors appelée Miruku.

MON AVIS:

Dans tout drama il y a du bon et du mauvais, et malheureusement dans certains c’est surtout de mauvais qu’il s’agit. Hachi-One Diver se situe quant à lui dans la deuxième catégorie.
Le thème de base sur lequel repose l’histoire, à savoir le shogi, est à l’origine une idée intéressante. Là n’est pas la question. C’est d’ailleurs la raison principale (mise à part la présence de  l’acteur Mizobata Junpei)  qui a fait  que je me penche sur ce drama. J’étais en effet curieuse d’en apprendre un peu plus sur ce jeu alliant réflexion et stratégie.
Le shogi (将棋, littéralement « jeu d’échecs des généraux »), est un jeu traditionnel japonais. Proche de notre jeu d’échec occidental, le shogi oppose deux joueurs et se déroule sur un shogiban, soit un damier de couleur uniforme de 9 cases sur 9, au lieu des 8 sur 8 occidental. Le but du jeu reste cependant le même: celui de prendre le roi de l’adversaire.
La différence majeure réside en fait dans “la règle du parachutage”, car les pièces prises à l’adversaire ne sont pas éliminées mais mises en réserve et ainsi réutilisables à tout moment à son profit: soit pour menacer l’adversaire, soit pour renforcer sa défense.
Cette règle particulière du parachutage explique pourquoi les pièces de shogi n’ont pas de couleur (puisque potentiellement utilisables par les deux joueurs), mais seulement une pointe qui désigne l’adversaire.

Avouez qu’il y a donc matière à faire un scénario dynamique et palpitant de tension et de suspense. Même si je suis bien consciente que le fonctionnement du shogi est bien trop complexe pour être réellement expliquer dans un drama, sans pour autant perdre le téléspectateur sous un tas de règles nébuleuses, j’espérais au moins voir une certaine approche du jeu. Or, rien. On assiste bien à une série de parties où quelques noms de stratégies sont dévoilés, mais sans autre forme d’explication.
Car ici le shogi n’est en réalité qu’un moyen pour faire une comparaison imagée entre le jeu et la vie, dans le sens où dans les deux cas le joueur se retrouve à choisir entre une série de combinaisons et de chemins pour atteindre le but qu’il s’est fixé. Il doit apprendre à observer et à analyser toutes les éventualités possibles avant d’agir. C’est ce qui arrive à Sugata Kentaro, qui au travers de défis difficiles commencera petit à petit à se construire et à devenir plus fort et déterminé, aussi bien dans le jeu que dans sa vie. Une bien jolie morale, vous en conviendrez.
Oui mais voilà, le réel problème de Hachi-One Diver (excusez-moi si je semble un peu abrupte, mais il faut bien le dire) c’est son ridicule!
S’inspirant de l’œuvre éponyme du mangaka Shibata Yokusaru, qui a du remporter un certain succès puisqu’il a également servi de modèle pour un jeu vidéo sur DS, le drama tente clairement de jouer sur le même registre. Pour cela, il adopte donc un ton totalement “mangaesque”. Le problème c’est qu’on ne peut pas toujours tout rendre dans un drama comme sur le papier. Je veux bien des personnages loufoques et décalés qui apportent une grande touche d’humour, mais encore faut-il que se soit fait de façon intelligente et surtout drôle. Alors que d’autres dramas tels que Hanazakari Kimitachi e, par exemple, on très bien réussi ce pari, Hachi-One Diver lui échoue lamentablement. Tout est “too much” dedans: le sur jeu plus qu’appuyé des acteurs ainsi que leurs grimaces sans finesse, finissent par devenir lassant à la longue.
Les effets spéciaux présents durant les matchs, au lieu de les aider, leur portent préjudice. Genre: explosions grandioses  et tremblements sismiques quand un joueur pose un pion gagnant. Au final, on a un rendu grotesque digne d’un anime de bas étage qui tue complétement l’intrigue. Il aurait mieux valu ne rien mettre, ça aurait été tout aussi bien.
J’ai aussi trouvé le passage de la concentration en apnée de Sugata assez risible. En effet, au fil de son évolution, Sugata Kentaro développe une technique bien à lui: lorsqu’il atteint un certain degrés de concentration, il peut alors “plonger” dans les 81 cases du shogiban et trouver en analysant tous les mouvements, celui qui le fera gagner.  D’où le nom du drama: Hachi-One Diver (hachi=80, hachi-one=81, et diver=plongueur).
Parlons des personnages maintenant. Surprenants il est vrai, mais peut-être un peu trop fantasques là encore pour que ce soit réel. Entre Nakashizu Soyo et sa double personnalité, tantôt sérieuse et inébranlable en joueuse de shogi, tantôt soumise et kawai en soubrette de maison; le clodo, obsédé par la poitrine de Soyo, qui vit dans la clandestinité pour échapper à une organisation secrète; le schizophrène mangaka qui a tout un monde imaginaire, l’espèce de sosie de Gackt qui fabrique des poupées; ou le chef gothique en fauteuil roulant des Kishoukai et sa longue perruque verte. Vraiment trop c’est trop.
Néanmoins, grâce à une certaine action, étrangement le drama en lui-même n’est pas trop ennuyeux et peut se regarder jusqu’au bout. Enfin, si vous avez assez de courage! Sans parler du fait qu’on y retrouve quelques acteurs relativement connus comme:

Kohinata Fumiyo (l’enseignant de Sugata et joueur professionnel),

Kyo Nobuo (le joueur Mamushi dont la spécialité est d’étouffer son adversaire tel un serpent),

Osugi Ren (le joueur Jinno Shintaro devenu célèbre le jour où il a réussi à battre un professionnel),

Oomasa Aya (la soeur de Sugata),

Oshinari Shugo (un joueur du Kishoukai passionné en arrangement floral).

Après, au niveau du scénario rien de mirobolant et l’opposition entre les joueurs professionnels (sortes d’élus) et les amateurs (éternels perdants) ne m’a guère convainque. A croire qu’il s’agit de deux mondes bien distincts et qu’il existe une barrière quasi infranchissable entre eux.
Bon, j’arrête d’enterrer ce drama. Finissons cet article sur une note un plus positive, allez! La chanson du générique de fin est plutôt sympathique, et les petites vidéos qui mettent en scène Nakashizu Soyo et Sugata Kentaro plutôt mignonnes.


Alors, j’ai pas été gentille, là?

VIDÉO:


ÉPISODES EN DDL:

Hachi-one diver est un projet surprise de la Kehai-Fansub

(Une inscription est demandée pour accéder aux ddl)

71-Into the Fire

10 oct

FICHE TECHNIQUE:

Titre Original : Pohwasogeuro (포화속으로)
Titre Anglais : 71-Into the Fire
Réalisateur : Lee Jae Han
Pays : Corée du Sud
Genre : Guerre
Durée : 2h00
Année : 16 juin 2010
Société de production: Taewon Entertainment
Société de distribution: CJ Entertainment

CASTING:

Kwon Sang Woo dans le rôle de Ku Kap Jo (Stairway to heaven, Bad Love, Cinderella Man…)
Cha Seung Won dans le rôle de Park Mu Rang (City Hall, Bodyguard…)
Choi Seung Hyun, alias T.O.P., dans le rôle de Oh Jung Bum (IRIS, 19 years old, I am Sam)
Kim Seung Woo dans le rôle de Kang Suk Dae (IRIS, How to meet a perfect neighbor…)
Rôles secondaires:

Park Jin Hie dans le rôle de Hwa Ran
Kim Hye Seong
Moon Jae Won
Shin Hyeon Tak
Yun Seung Hun
Tak Teu In
Ki Se Hyung
Shin Kyung Sun
Kim Sung Ryeong
David McInnis dans le rôle du Sergent d’état major Jones

SYNOPSIS:

71-Into the Fire retrace l’histoire vraie de la bataille du collège pour filles de Pohang, qui a eu lieu le 13 aout 1950, lors de la Guerre de Corée. Une terrible bataille menée pendant près de 11 heures par 71 soldats étudiants appartenant au 3ème Corps de la République de Corée du Sud, luttant seuls face à un bataillon de l’armée nord coréenne, supérieur en nombre.

Appelé en renfort près de la rivière Nakdong, dernier rempart face à l’avancer impitoyable de l’armée nord-coréenne, le commandant d’unité Kang Suk Dae est contraint de laisser la défense de la garnison de Pohang à quelques soldats étudiants fraichement débarqués en autobus quelques jours plus tôt. C’est soldats étudiants ne sont en réalité rien d’autre que des adolescents tout juste sortis de l’école et qui n’ont jamais eu de formation militaire. Mais, la probabilité que les forces nord coréenne, qui se dirigent aussi vers Nakdong, passent par Pohang reste minime.
A la tête de ce tout nouveau peloton, il choisit le soldat étudiant Oh Jung Bum comme commandant, au grand étonnement de celui-ci. Oh Jung Bum a déjà gouté une fois à l’horreur de la guerre, mais dépassé par les évènements, sa présence sur le terrain n’a pas vraiment été d’une grande aide. Peu sur de lui, et n’ayant rien à priori d’un leader, l’autorité de Oh Jung Bum est contesté par tous. Et surtout par Ku Kap Jo, un mauvais garçon condamné pour meurtre, qui doit purger sa peine en servant dans l’armée.
Alors qu’ils tentent encore de trouver leurs marques, ils sont soudainement attaqués par l’ennemi et devront se préparer à un dur et long combat. En effet, contre toute attente, le commandant nord-coréen Park Mu Rang a délibérément désobéit aux ordres et opté de rejoindre Nakdong en abattant Pohang au passage.

MON AVIS:

71-Into the Fire est une commémoration à la Guerre de Corée et un hommage à tous ces soldats qui ont vaillamment combattu pour la sauvegarde de leur pays. Sa sortie en salle en Corée (le 16 juin 2010) coïncide avec le 60ème anniversaire du conflit.  Car, en effet, la date du 25 juin 1950 est communément considérée comme étant le début de la Guerre de Corée avec le franchissement de la 38e parallèle par les divisions nord-coréennes. Il a, sans surprise, été numéro 1 au box office coréen pendant 4 semaines consécutives, et fait près de 3 millions d’entrées!

Petit récapitulatif historique rapide: la Guerre de Corée s’est étendue de 1950 à 1953, et a opposé les forces de la Corée du Nord communiste (soutenues par la République populaire de Chine et l’Union soviétique) et les forces de la Corée du Sud (épaulées par les Nations unies, mais surtout par les États-Unis). Après avoir franchi la 38e parallèle, c’est-à-dire la ligne de démarcation qui sépare la Corée du Nord à la Corée du Sud, la menace nord-coréenne gagne de plus en plus de terrain. D’autant plus que les forces militaires américaines, présentes jusqu’en 1948 et constituées de près de 40 mille d’hommes, ont été démobilisées suite à une décision venant du conseil national de sécurité des nations unies. Seule face à l’armée nord-coréenne, la Corée du Sud n’en mène pas large et le 28 juin dans l’après-midi Séoul tombe aux mains de l’ennemi.
Le 27 juin 1950, l’agression nord-coréenne est enfin reconnue et condamnée par ce même conseil. 16 pays acceptent de venir en aide à la Corée du Sud, et la 8ème armée des États-Unies  est envoyée en renfort. Mais malgré cette aide, la situation demeure critique et l’armée nord-coréenne semble sur le point de prendre le contrôle de la péninsule tout entière. Ce qu’il reste des forces sud coréennes et l’armée américaine se retrouvent acculés en aout au sud-est de la Corée, dans la poche de Busan. Ils parviennent tant bien que mal à stabiliser le front le long de la rivière Nakdong grâce à un important dispositif aérien. C’est précisément à cette étape de la Guerre que se déroule le film.

Alors oui, 71-Into the Fire est un film de guerre tout ce qui a de plus classique. Inspiré d’une lettre écrite jadis par un des 71 soldats étudiants, ce film a couté 8 millions d’euros à la Corée. Et pour cause! N’ayant rien à envier aux grandes productions américaines, les effets spéciaux et explosions, présentes tout au long du film, sont spectaculaires et nous plongent directement au cœur de cet univers cruel et angoissant qu’est la guerre. Mais même moi qui ne suit pas une grande amatrice de ce genre, je dois dire que celui-ci m’a particulièrement touché et ce pour plusieurs raisons.
Très beau esthétiquement, on sent que le réalisateur a apporté une attention particulière à chaque séquence. Le cadrage est minutieux, et la  forte prédilection pour les plans rapprochés nous permet de nous focaliser sur les émotions des personnages et de vivre pleinement la scène avec eux.
Ensuite le thème choisi n’est pas anodin. Comment ne pas être ébranlée devant le sort de ces soldats étudiants? Ce ne sont tout juste que des gamins encore pleins de vie qui se retrouvent confrontés pour la première fois à la dureté et à la violence d’une guerre d’adultes. On vit leurs peurs, leurs stupeurs, leurs maladresses et leurs angoisses. Un grand bravo à ce propos aux acteurs, et tout particulièrement à Choi Seung Hyun (TOP) dans le rôle de Oh Jung Bum qui m’a vraiment ému dès les premières minutes! Et non pas parce que je suis une fan inconditionnelle de ce jeune homme (je vois d’ici les méchantes langues!). Non. Même s’il reste encore à travailler, son jeu d’acteur discret mais percutant réussit à crever l’écran. Juste au travers de l’expression de son visage et sans un mot au presque, il réussit à vous bouleverser. Et vous vous trouvez la gorge serrée et le corps crispé, plongeant au sein de cette guerre et de tout ce qu’il ressent.
Les autres acteurs aussi ne sont pas en reste, même s’ils sont moins marquants. Je pense tout particulièrement à Cha Seung Won, dans le rôle de commandant Park Mu Rang des forces nord coréennes, qui a su compenser son peu de texte à dire par une très forte présence charismatique, c’est le moins que l’on puisse dire. Les quelques plans où il apparait laissent une forte impression.

Kwon Sang Woo qui interprète le soldat étudiant (pas si étudiant que ça) Ku Kap Jo forme un bon duo avec Choi Seung Hyun (TOP), quoique moins marquant malgré son physique avantageux (oui, là ce sont mes hormones qui parlent ^^).

La force de 71-Into the Fire est qu’il alterne entre finesse et puissance, scènes émouvantes et scènes intenses. Les moments où Oh Jung Bum se remémore sa mère et qu’il lui écrit, sa façon de parler sur un ton calme et posé, la musique délicate, sont autant d’éléments qui apportent de l’émotion supplémentaire. Cependant, le but de 71-Into the Fire n’est pas que d’émouvoir ou de se souvenir, il faut aussi l’entendre comme une leçon de courage, de solidarité et d’espoir. Car même s’ils vivent des instants durs et se sentent perdus au milieu de cette guerre, jamais ils ne la remettent en cause et restent fidèles à leur patrie et solidaires entre eux. Ce bel élan patriotique pourrait par moment en agacer certains, mais n’oublions pas la raison pour laquelle ce film a été fait.
Heureusement, 71-Into the Fire a au moins le mérite de rester un temps soit peu honnête, et on évite cette image du gentil sud-coréen et du méchant nord-coréen je craignais le plus. Et ça c’est un réel soulagement! Le film montre juste deux camps, finalement très similaires, qui ont les mêmes devoirs et qui possèdent dans leurs rangs les mêmes soldats étudiants. J’ai aussi bien aimé l’allusion au fait que les nord-coréens étaient des hommes comme les autres et non des “bêtes à cornes” comme se plaisait à les décrire l’État afin d’attiser la haine des sud-coréens. Une image assez folklorique mais guère étonnante pour un pays encore attaché aux légendes.
En revanche, ce que l’on pourrait reprocher à ce film, c’est de ne faire que survoler certains points et laisser ainsi un léger mais désagréable sentiment de frustration. Sans parler des personnages en général qui n’ont pas vraiment de profondeur, je pense surtout à la présence au début du film de l’infirmière de guerre dont on ne comprend pas très bien l’utilité du personnage si ce n’est que de dire qu’en temps de guerre elles ont un rôle primordial mais ça merci chacun le sait. Ou encore à la plus que brève scène montrant les réfugiés avec leurs maigres bagages fuyant les combats. Ce ne sont que des détails mais ils laissent sur le moment dans l’incompréhension et c’est un peu dommage.
La fin également est un peu regrettable. Cette fameuse bataille de Pohang qui en réalité a duré 11 heures ne tient qu’une petite partie du film et ne semble durer que 2 heures. Ce n’est qu’à la fin, juste avant le générique, qu’on en apprend un peu plus. En soit, ça n’a pas beaucoup d’importance. Mais, le caractère un peu trop épique et “ramboesque” si je puis dire de cette bataille finale vient un peu gâcher le tout.

Bref, en conclusion, 71-Into the Fire est un film que je conseille vraiment. Personnellement, j’ai trouvé qu’il dégageait beaucoup de force. Même si ce n’est certes pas un grand film et que son scénario est très simple à la compréhension, il laisse un réel impact. Et il peut au moins donner un petit aperçu du déroulement de la Guerre de Corée et pourquoi pas, pour ceux qui n’y connaissent rien, susciter l’envie par la suite de s’y intéresser de plus près. Rien que pour ça, je dis regardez-le. Même toi qui est réfractaire au film de guerre, tu trouveras aussi ton compte.

TRAILER:

LIENS DDL: cliquez sur l’image de la team ci-dessous

PS: Un dernier petit coup de gueule, mais cette fois contre les traducteurs qui n’ont pas traduits lors du générique de fin ce qu’il semble être les témoignages de combattants de la Guerre de Corée. Pour un film commémoratif c’est un tord.

 

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.