Savez-vous vraiment ce qu’est un Otaku?!

19 oct

Vous aimez la culture asiatique, ses jeux vidéos, ses animés , ses dramas et même ses idoles?! Cette année encore, vous n’avez pas manqué d’aller à la Japan Expo?! Vôtre pc et vôtre chambre sont blindés de vidéos, d’images et autres dérivés en tout genre de la japan culture?! Et par dessus le marché vous n’êtes pas insensible aux charmes des asiatiques: les yeux bridés et la grâce tout en finesse vous font rêver?!

Hum…mes chers amis, par le simple fait de mettre les pieds dans ce blog et de suivre de vos yeux avides cet article: vous voilà devenu un OTAKU! Oh le vilain mot!! Oh l’insulte!! Hop Hop Hop! Trop tard: j’ai bien pris soin de fermer la porte à clé, vous ne vous enfuirez pas de si tôt!! Veuillez poursuivre la lecture, si vous êtes un tant soit peu courageux!!

Trêve de plaisanterie: évidement, lorsqu’on lit un terme aussi fort que celui d’Otaku voir Geek (plus répandu en France!), on se dit: ça ne s’applique pas à moi, ça concerne les “Autres” et dès lors on catégorise déjà une minorité de personnes, jugées marginales et “bizarres”! Or si le phénomène tend de plus en plus à s’étendre dans nos sociétés aussi bien orientales qu’occidentales, il est bien souvent incompris et mal interprété: OUF!! Vous voilà sauvé par le Gong, car cet article va vous permettre de vous rassurer et de vous dire, que non, l’otakisme ne vous a pas encore touché et condamné!!

Origine et explication du terme

Otaku (おたく en hiragana, ou お宅 en faisant usage du kanji) est une personne qui consacre la quasi-totalité de son temps à une activité d’intérieur obsessionnelle comme les mangas, animes, les idoles japonaises, ou encore les jeux vidéo. Le terme japonais est composé de la préposition honorifique « o » (お) et du substantif « taku » (宅) signifiant « maison », « demeure », le « chez-soi ».

À l’origine, cette expression n’avait pas le sens qu’on peut lui connaître maintenant : otaku, en japonais, c’est « votre maison » et donc, par extension, une façon polie de vouvoyer son interlocuteur. Il semblerait que cette tournure ait été très prisée parmi les amateurs d’animation et de manga et, par extension, que le sens du terme ait évolué pour désigner aujourd’hui toute personne se consacrant à un hobby, le plus souvent fait en intérieur — le terme a, par la suite, acquis une connotation péjorative. Il désigne aujourd’hui (du moins au Japon) une personne qui se replie sur elle-même et ne vit plus que pour une passion : poupée, culte d’une « idole » (une jeune chanteuse par exemple), ordinateur (nerd), jeu vidéo, etc. En japonais, la graphie permet de distinguer les deux emplois : お宅 (otaku), c’est « chez vous », alors que オタク(otaku), c’est le passionné monomaniaque dont il est question dans cet article. Bon nombre de personnes âgées, au Japon, ne connaissent d’ailleurs que le premier sens. Par ailleurs, dans le sens de monomaniaque, il s’utilise souvent avec un mot le précisant. Par exemple, un fan d’anime sera un anime otaku ou aniota, un otaku malsain sera un kimo-ota (pour kimoi otaku, lui-même pour kimochi warui otaku).

Cette nouvelle signification est donc très proche du sens premier du mot, c’est-à-dire « une personne qui reste chez elle et qui ne sort pas », qui vit en ermite. Au départ, l’otaku était considéré par les Japonais comme un inadapté. Depuis la création du Studio Gainax (Neon Genesis Evangelion…), composé exclusivement d’otakus, ce point de vue tend à évoluer. Ce studio a d’ailleurs réalisé deux OAVs ayant pour héros des otakus : Otaku no Video, suivi de More Otaku no Video. Plus récemment, Genshiken ainsi que Otakus in Love, Densha Otoko, NHK ni yōkoso! et Lucky☆Star abordaient également le sujet.”Otaku girls”( KONJOH natsumi) est un nouveau manga sorti qui aborde ce sujet avec humour.

Contrairement à sa signification (au sens de monomaniaque) dans la culture japonaise, ce terme est moins péjoratif en France, où il désigne plus généralement les fans de manga et de japanimation (voire de jeux vidéo) sans les connotations d’isolation sociale.

Source: Wikipédia

Origines et expansion du phénomène

Ultra développé malgré la crise actuelle, le Japon est un savant mélange entre racines orientales et influence occidentale. Un mélange parfois explosif, présentant de nombreux dommages collatéraux au sein d’une population entièrement vouée à la sacro sainte Production. Des dommages collatéraux, sous forme de laissés pour compte ou « d’ermites » n’ayant que peu de lien avec la société. Ici, ces derniers ont un nom : on les appelle les otaku. Toute société à ses marginaux. La culture « underground » n’est pas propre au Japon, les subcultures telles que le « tunning » ou la « drogue culture » ne sont pas particulièrement représentés sur l’île. Pendant que leurs homologues européens s’adonnent aux découvertes illicites, les marginaux Japonais s’enterrent chez eux, les yeux rivés sur l’écran de leur PC. Aucun pays au monde ne peut se targuer de compter un nombre aussi élevé « d’enfermés vivants ». L’otakisme n’est pas, comme certains observateurs ont pu le penser au premier abord, un phénomène futile et temporaire. Nous assistons en direct à la naissance d’un phénomène de société, une vague de fond qui pourrait bouleverser dans un futur proche la conception même de groupe, de communication et de socialisation.
Mais qu’est ce qu’un Otaku ? Ce mot, employé pour la première fois en 1983 par l’essayiste Nakamori Akio, est intraduisible dans notre langue. Quelques tentatives ont bien été faites : « l’écho des savanes » le traduisit par « les emmurés » dans un article leur étant consacré au début des années 90. Mais cette traduction ne présente qu’une facette de l’otakisme et n’englobe pas la totalité du terme. Faute de traduction efficace, le mot « otaku » devrait donc apparaître prochainement dans nos dictionnaires. Si ce mot provient du Japon, c’est que ce dernier peut sans contestation possible prétendre au rang de premier « fournisseur mondial d’otaku ». Le développement des technologies de pointes, créneau de l’industrie nationale, n’est pas allé sans conséquences sur la population. Au Japon, le réel et le virtuel se croisent et s’entremêlent, repoussant une frontière de plus en plus perméable. L’imaginaire et l’artificiel dépeignent sur une réalité devenue trop banale pour tous ces marginaux qui préfèrent vouer leur vie à leurs fantasmes, refusant de suivre les plans de carrières de l’employé japonais modèle. Ces « rebelles modernes » refusent le contact avec une société dans laquelle ils ne se reconnaissent pas. A quoi bon sortir dehors et affronter les affres de la socialisation lorsque l’ordinateur vous relie au monde sans le moindre efforts ? Enfermés dans leur chambre, les otaku peuvent alors se consacrer à leur passion : rêver leur vie.

On pourrait les croire isolés, mais les otaku se « socialisent sélectivement » : le peuple otaku est « intra-connecté » ; leurs liens sociaux sont tissés sur la toile de l’Internet, leurs contacts ne se font pas avec l’extérieur, mais plutôt par l’intérieur. Les otaku ne se sentent compris que par leurs homologues, ces derniers se sont emparés des marchés économiques « vecteur d’otakisme ». Préférant rester dans l’ombre, ils redoutent les médias de masse et l’image que ceux-ci leurs renvoient d’eux même. Soudés virtuellement, unis par le biais des NTIC, les otaku se réinventent une vie sociale sans rapport avec la société. Aux vus des rapports entretenus entre eux et des contacts si ténus qu’ils entretiennent avec le monde extérieur, nous sommes en droit de nous demander si nous n’assistons pas là à la naissance d’une société indépendante, créée grâce aux nouveaux outils de communication.

Il serait réducteur de considérer tous les otaku comme une seule et même catégorie sociale. S’il est certain que chaque otaku est un être unique et vit sa passion de manière personnelle, tous n’en partagent pas moins des caractéristiques communes. Au Japon, les causes de ce phénomène sont connues. Mais reconnaître les responsabilités de la société dans l’apparition du mouvement otaku reviendrait à ouvrir la boîte de pandore. Dans ce pays où l’honneur est une valeur fondamentale, l’introspection n’est pas encore à l’ordre du jour. Le phénomène n’est donc pas prêt de s’arrêter et les proportions qu’il risque de prendre restent inconnues. Les premières prévisions annoncent par ailleurs que les répercussions de celui-ci atteindront leur paroxysme en 2025 .

La société Otaku vu par un sociologue

Les Enfants du Virtuel, est un ouvrage publié par Etienne Barral, et qui se penche sur la société Otaku de manière plus ouverte et sans préjugés. Un livre que j’ai dévoré avidement afin de mieux comprendre ce phénomène si particulier car extrême et se répandant de plus en plus aux seins de nos sociétés occidentales! Dans cet ouvrage, Etienne Barral va tenter de déterminer les origines précises, non seulement sociologiques mais aussi psychologiques de l’otakisme (néologisme répété maintes fois dans le livre) qui va se réveler être un phénomène bien plus complexe et polymorphe qu’il n’y paraît, véritable reflet du profond malaise qui touche les nouvelles générations nippones, tiraillées entre les anciennes valeurs qui firent la fierté du pays, la pression scolaire et sociale implacable et le désir d’individualisme propre à notre civilisation occidentale actuelle. Ainsi, l’auteur s’éloigne parfois un peu du phénomène d’otakisme en lui-même pour dresser un portrait du Japon à l’ère du nouveau millénaire, un portrait peu glorifiant d’un pays aux nouvelles technologies tellement développées qu’elles semblent parfois écraser les individus…

Avec compassion, l’auteur explique les origines de ce phénomène de l’otakisme. Il est le résultat d’une trop grande prosperité économique malgré la crise du début des années 90, mais surtout d’une consommation de masse et d’une compétivité poussées à l’excès après la deuxième guerre mondiale. Les jeunes japonais ne parviennent plus à s’identifier aux valeurs de leurs aînés, désormais inutiles. Ils n’ont plus de raison de se battre, ils ont tout ce qu’ils désirent matériellement, pourtant on continue à les presser vers une société toujours plus exigeante et peu soucieuse des individus à part entière. Aussi se réfugient-ils dans un univers aux héros courageux auxquels ils peuvent s’identifier. L’auteur compare les otaku japonais aux toxicomanes de nos contrées, et il est vrai qu’ils sont similaires en ce point qu’ils cherchent à fuir une réalité trop éprouvante.

L’ouvrage se découpe en trois grandes parties. Les deux premières parties, Dans la Société des Otaku et Les Otaku dans la Société, sont intrinsèquement liées entre elles, s’expliquant et se recoupant l’une autre, faisant souvent mention des mêmes thèmes mais sous des angles différents. La troisième partie, l’Otakaumisme, fait mention du cas particulier de la secte Aum et de ses liens avec l’Otakisme.

Portrait type d’un Otaku

Etienne Barral s’entretient avec différents otaku aux centres d’intêrets parfois différents mais qui ont tous des traits de caractères communs : ils vouent une grande passion à un domaine particulier qui prend toute leur attention, ils ont des difficultés ou ne ressentent pas le besoin des rapports à autrui et vivent dans la fascination de jeux, d’objets, de personnages fictifs ou de personnalités celèbres. Certains abandonnent toute carrière aussi prometteuse soit-elle pour s’adonner à la construction de maquettes ou à la fabrication de poupées correspondant à leur idéal féminin.

Ces jeunes gens sont tous marqués par un grand manque de confiance en eux, par la peur de l’engagement et un rapport égoïste à l’autre, tel celui du bébé à sa mère. Ils vivent dans un univers de besoins et pour y répondre sans la contrainte de se plier aux désirs de l’autre, ils s’évadent dans un monde de fantasmes matérialisé par des robots, poupées, des jeux vidéos d’aventure ou de simulation amoureuse, des photos de jeunes filles en uniformes scolaires, des idols (ou célébrités typiquement japonaises, promues aux rangs de déesses et soumises à une grande pression pour rester en haut de l’affiche ) ou des manga plus ou moins érotiques.

Les otaku sont des êtres plein de paradoxes. Incapables de relations sociales, ils ont un énorme besoin d’amour et d’attention. Solitaires, timides et renfermés, c’est pourtant en groupes qu’ils se permettent des travers tels que suivre telle célébrité à la trace dans tout l’archipel (on appelle ce genre d’otaku des ikkake, ou fileurs à la trace) ou de prendre des clichés des sous-vêtements de leurs idoles quitte à se faire confisquer leur matériel.

L’otakisme: traduction d’un mal être social

On l’aura compris, les Otaku sont des individus en plein mal être, chose courante au Japon au vu de la société élitiste qu’elle impose.

Que ce soit sexuellement ou socialement parlant, beaucoup de japonais sont des coincés, des refoulés et des frustrés: dit comme cela à cru, est peut être un peu “too much” mais la triste vérité est bien là! Une société produisant des animés aussi érotiques et fétichistes, mais pire encore gores et censurés, soulève forcément quelques questions: penchons-nous sur quelques unes!

Etiennne Barral étudie en profondeur la sociétés nippone et ses déviances: le Japon a depuis longtemps été un pays fondé sur le groupe et non pas les individus. L’auteur associe notamment cela à la culture du riz, aliment important chez les Japonais, qui est une céréale qui nécessite des soins extrêmes ne pouvant être promulgués par une seule personne. Passée cette anecdote historique, il explique en quoi le système de fonctionnement des otaku est lié à un système d’éducation qui dès la petite enfance, exige des petits Japonais qu’ils correspondent parfaitement aux désirs de leurs parents. Pouponnés, chéris, éduqués et aiguillés dans leur scolarité par leur mère qui laisse souvent sa carrière professionnelle de côté pour cela, les jeunes japonais n’ont guère le choix de leur orientation. Ils se doivent de répondre à des exigences précises. L’auteur traite notamment de la notion d’hensachi (classement des étudiants par niveau à l’origine de la compétition ), très importante dans la société japonaise.

L’uniforme scolaire japonais est l’un des symboles les plus représentatifs du système éducatif. Il symbolise l’uniformisation extrême désirée par la nation, qui malgré ses idées progressistes et démocratiques d’après guerre, a vite retrouvé les idéaux nationalistes qui caracterisent l’archipel depuis sa période médiévale. Ainsi, cet extrême besoin d’uniformisation crée des problèmes assez conséquents au sein des établissements scolaires…

L’auteur aborde le phénomène des ijime (littéralement intimidation, moquerie ), ces boucs émissaires qui sont agressés, rackettés, humiliés par leurs camarades, illustrant ces faits d’un proverbe japonais très évocateur affirmant qu’il faut frapper sur la tête de tout clou qui dépasse… Ces adolescents n’ont que peu de recours pour s’en sortir, les proviseurs étant trop préoccupés par les résultats, ils considèrent ces agressions comme dérisoires. Pourtant, les ijime comme beaucoup de Japonais vont parfois jusqu’à se suicider. L’héritage de la voie du guerrier n’est pour pas grand chose dans cette “vague” de suicides ( la plus importante au monde ) qui touche l’archipel, si ce n’est le sentiment de déshonneur qui s’empare des brimés. Victimes de leurs semblables eux-même victimes de cette éducation fondée sur l’uniformité et la compétition, ils sont comme les otaku le reflet d’un malaise recrudescent qui forme un cercle vicieux dans la société nippone. S’en suit le portrait d’un otaku passionné de dessins animés de monstres, pour la simple raison qu’il s’y identifie. Ils sont différents et ont le pouvoir de détruire tout ce qui symbolise ses détracteurs.

A défaut de pouvoir tout détruire, les otaku ont un grand pouvoir d’achat et comme vu précedemment, le marché en a conscience. Révoltés d’être utilisés et brimés à la fois, les otaku détournent leur système éducatif et s’en servent à leurs propres fins, se servant de leurs capacités de mémorisation pour des choses dérisoires, classant leurs idoles comme ils sont classés par l’hensachi, détournant les bandes dessinées dont ils sont fans et se moquent des médias. A ce propos, l’auteur aborde le sujet des Masukomi (de « mass communication »), désignant par ce terme l’influence exhacerbée à l’excès des médias japonais. Il traite du matraquage médiatique quant à certains grands evenèments et de cette nécessité qu’ont les japonais d’emmagasiner le plus d’informations et d’actualités possibles pour ne pas perdre le fil des conversations. Semblable à l’otakisme, ce phénomène témoigne de l’importance de la compétition et de l’uniformisation dans les moeurs. Le ridicule de la suprématie des médias est démontré non sans une pointe d’humour avec l’exemple des photos de nue de l’idol Miyazawa Rie qui avaient créees une véritable frénésie dans l’archipel. Dans la foulée, il aborde à nouveau le cas de l’otaku meurtrier Miyazaki, dont le cas particulier fut généralisé par les médias, cataloguant tous les otaku comme des psychopates en puissance. Maintenant dissipé, ce malentendu a laissé place à une tolérance plus grande des otaku, comme en témoigne le surprenant chapitre consacré à un otaku promu professeur d’otakisme à la grande Université de Tôkyô. L’auteur achève cette deuxième partie sur des considérations prenant partie pour les otaku. Il affirme que la société qui les stigmatise est elle-même de plus en plus « otakisée », rappellant que leurs déviances existaient bien avant l’apparition du phénomène. Les otaku sont en quelque sorte au Japon ce que sont les ijime aux cours des lycées.

Source: Japmanga, oboulo.com, omnsh.org, barral-office.com, afv.com

Pourquoi le terme est si mal vu? Le serial-killer Otaku

Avant fin 80, le terme désignait seulement des maniacs d’animés et autres dérivés, mais il faut savoir que tout a basculé à la suite de meurtres en séries perpétués par Tsutomu Miyazaki. En effet, ce serial-killer de la fin des années 80 étant un Otaku, a vite entaché la réputation de ces derniers, pour les catégorisés comme étant socialement inadaptés, voir même psychopathes refoulés et donc dangereux et bizarres: bref des gens que l’on évite à tout prix de côtoyer!

Tsutomu Miyazaki, surnommé « le Tueur d’Otaku » et « le Tueur de petites filles » était un jeune homme très solitaire depuis l’enfance : il était considéré comme différent et donc mis à part par les autres enfants. Adulte, il vivait comme un ermite et passait son temps à lire des mangas. Il avait été un excellent étudiant et voulait devenir enseignant mais, après sa première année, ses résultats avaient soudain baissé et il avait changé d’université. Il avait finalement été embauché par une société de développement photographique. Miyazaki était un employé silencieux, obéissant et poli.
Entre 1988 et 1989, Miyazaki -qui avait alors 26 ans- a mutilé et assassiné quatre fillettes âgées de 4 à 7 ans. Il a violé leur corps sans vie et a même mangé des parties de ses deux dernières victimes. Ses horribles meurtres avaient choqué les habitants de la préfecture de Saitama, qui n’avait jusqu’alors connu que de très rares crimes contre les enfants.
Miyazaki a envoyé des lettres aux familles de ses victimes, dans lesquelles il expliquait en détails ce qu’il avait fait subir aux fillettes. Il a envoyé une carte postale morbide à la famille d’Erika Namba, où les mots était formés à partir de lettres découpés dans des magasines : « Erika. Froide. Toux. Gorge. Repos. Mort. »
Le corps de sa première victime, Mari Konno, est resté plusieurs mois sur des collines près de chez lui, puis, lorsqu’il n’est plus resté qu’un squelette, Miyazaki a coupé ses mains et ses pieds qu’il a ramené chez lui pour les conserver dans une armoire.
Puis, il a brûlé les os de Mari Konno dans son four, les a réduis en poudre, et a envoyé ses cendres et ses dents à la famille de la fillette, dans une boîte, accompagnée de photographies de ses vêtements et d’une carte postale où était écrit : « Mari. Incinérée. Os. Enquêter. Prouver. »

En 1989, Miyazaki a tenté d’agresser sexuellement une petite fille dans un parc publique, près de chez lui, et a été attaqué par son père. Il a été arrêté et la police, en fouillant son appartement, a découvert sa collection de plus de 6000 « anime » (dessins animés) pornographiques et films « slasher », ainsi que des vidéos et des photographies de ses victimes. Certains « anime » avaient servi de modèles pour l’un de ses meurtres.
Durant les années 1990, Miyazaki a été incarcéré dans la préfecture de Saitama et a été examiné de nombreuses fois par des psychologues et des psychiatres. En 1997, une équipe de psychiatres de l’université de Tokyo a conclu que, bien que souffrant d’une grave schizophrénie, l’assassin comprenait tout de même la gravité et les conséquences de ses crimes, et devait donc être considéré comme responsable. Son procès débuta le 30 mars 1990. Il fut reconnu souffrant de schizophrénie aggravée (repliement sur soi-même, hallucination le plus souvent auditive, dédoublement de personnalité). Il fut tout de même condamné à mort, le tribunal ayant considéré qu’il se rendait compte de la gravité de ses actes : il fut donc tenu comme responsable. Il voulait être connu et voyait le tribunal comme un « gala de théâtre » ; il aurait aussi déclaré : « je sentais que c’était un rêve, j’ai fait tout cela en rêve ». Miyazaki fut condamné à mort en 1997, condamnation confirmée en 2001 par la Haute Cour de Tokyo et en 2006 par la Cour suprême du Japon. Il fût pendu à Tokyo à l’âge de 45 ans ; deux meurtriers condamnés pour d’autres affaires, Shinji Mutsuda et Yoshio Yamasaki, furent exécutés le même jour : mardi 17 juin 2008.

Suite à cette affaire, certains meurtriers se seraient inspirés de ses meurtres, prétendant vouloir être un nouveau « Tsutomu Miyazaki ».

Conclusion

Le phénomène Otaku n’est pas à négliger: il concerne de plus en plus nos sociétés touchées par l’effet de mode (peut être pas si passager qu’on le croit!) de la japan-culture.

Sans pour autant être sociopathe ou marginal, l’otakisme est bien plus répandu qu’on le soupçonne et que l’on veuille bien admettre! Il ya en chacun de nous un Otaku qui sommeille, mais cela ne veut pas forcément dire que nous sommes des ratés de la société: être un passionné de mangas ou d’animé (dramas ect…) n’est pas un tords: c’est ce que l’on en fait qui l’est! Il est donc important de ne pas mal interprété le terme d’Otaku et ce qu’il comporte: tous phénomènes à ses extrêmes, mais il ne faut pas tout confondre pour autant!

Le terme Otaku est donc principalement victime d’un glissement de son usage: aujourd’hui il désigne les fans de la japan-culture, tandis qu’avant il désignait une minorité de personne cloisonnés cher eux, ayant du mal à s’intégrer dans la société. Le terme est également victime de faits passés, tel que cette série de meurtre, qui condamna et rattacha la communauté Otaku au même rang que ce criminel.

 

Sources: Wikipédia, pipiou over blog, tueursenserie.org, drkiller.net, wikio news, tempsreel.nouvelobs.com.

Comme vous le savez probablement les Otaku ont leurs conventions, leurs magasin, leurs quartiers mais également leurs films/animé/dramas, qui parlent de cette comunauté bien à part, en voici quelques uns:

Animés

NHK ni Youkoso!

Tatsuhiro Satô est ce qu’on appelle un “hikikomori“, c’est-à-dire un de ces jeunes japonais qui s’enferment chez eux sans jamais sortir, préférant l’isolement total à la vie en société.
Voilà donc trois ans que Satô n’est pas sorti de chez lui. Pendant ce temps, il a réfléchi à tous ses échecs et à ses malheurs. Il en est arrivé à la conclusion suivante : tout ça n’est que le résultat d’un complot mené par la chaîne de TV nationale, la NHK (Nihon Hôsô Kyôkai que Satô transforme en Nihon Hikikomori Kyôkai), dont le but serait de générer plein de hikikomori dans la société japonaise… Mais Satô veut en finir avec cette conspiration et décide de sortir de sa bulle : il veut trouver un travail. C’est alors qu’il rencontre Misaki, une jeune fille qui veut l’enrôler au sein de son mystérieux “projet”…

l’ending bien barré (lisez les paroles!!):

Genshiken

Kenji Sasahara est un première année d’université très introverti. Sa nature “otaku” le mène naturellement à se tourner vers un club du genre mais à chaque fois sa timidité l’empêche de joindre ‘Anime’ ou ‘Manga’.Il prend enfin son courage à deux mains et se décide à visiter l’étrange ‘Société d’Etude de la Culture Moderne et Visuelle’ aussi nommé Genshiken dont les mascottes sont extraites de sa série préférée du moment : Kujibiki Umbalance (ou Kujian) . Il n’est pas le seul nouveau intéressé, c’est aussi le cas de Kohsaka, jeune homme beau mais étrange qui ne semble pas s’apercevoir des sentiments de Kasukabe à son égard. Cette dernière cherchera à comprendre pourquoi son ami d’enfance a tant changé au risque de bousculer le quotidien tranquille du club ou pire : finir par tout savoir des jeux-vidéos aux “seiyuu”, en passant par le “cosplay” ou les “doujinshi” !

Opening de l’animé:

Dramas

Densha Otoko

Yamada Tsuyoshi, 23 ans, employé brimé par ses collègues de bureau, est un otaku, un vrai ; son quartier de prédilection ? Akihabara bien sûr. Anime, collection de figurines, maid café, bref, activités quotidiennes d’un otaku. Caractéristiques ? grosses lunettes, coupe des seventies, et fringues de nerd. Expériences avec les femmes ? Aucune (même sa soeur le rejette).
Comme tous les jours ou presque, Yamada revient du shopping (inutile de dire où ), et prend le métro. Alors qu’il regarde devant lui, il ne peut s’empêcher de se dire : “Kitaaaa” (Yes!); Car en effet, devant lui se trouve la fille de ses rêves! Ne pouvant détourner son regard d’elle, son spectable est interrompu par un vieux saoûlard qui commence à déranger les passagers, puis, ayant lui aussi remarqué la jolie passagère, commence à la provoquer et à faire des propositions indécentes.
Notre pauvre otaku, terrifié, gringalet qu’il est, prend son courage à deux mains et se décide à intervenir; malheureusement, il se prend une belle mandale qui le fout à terre, tandis qu’un salariman vient maitriser le vieux crouton, tel le héros de ces dames.
Néanmoins, le geste de Yamada a touché la jeune fille, qui insiste pour avoir son adresse afin de le remercier d’une façon ou d’une autre. Rentré chez lui, Yamada allume son PC, et se branche sur le forum Aladdin Channel, topic “Célibataires Rebuts”. Il commence alors à poster ses aventures. C’est à partir de là que sa vie va commencer à basculer; Porté par toute la communauté du forum, notre héros, désormais surnommé Densha otoko -l’homme du train- va apprendre comment s’y prendre avec la jolie Hermès-san (son surnom dans le forum), et tout faire pour devenir meilleur et plus attirant, et enfin prendre confiance en lui.

Akihabara@deep

Akihabara est un quartier de Tokyo plein de mangas, d’animes, d’électronique, de jeux vidéo, de figurines, etc… C’est un endroit qui rassemble les fans de tous ces sujets, communément appelé “Otakus”. Page, Box, Akira, Taiko, Daruma, and Izumu sont 6 otakus qui chacun ont eu leurs soucis soulagés à travers un site appelé “Yui’s Life guard”. Quand la webmaster du site, Yui, meurt d’une mort mystérieuse, tous les 6, qui chacun sont experts dans leurs spécialités, vont se rassembler et former “Akihabara@DEEP”, un groupe qui s’engage à protéger le quartier d’Akihabara et régler les problèmes de ses habitants.

The Big Bang Theory

Leonard Hofstadter et Sheldon Cooper vivent en colocation à Pasadena, une ville de l’agglomération de Los Angeles. Ce sont tous deux des physiciens surdoués, « nerds » de surcroît. C’est d’ailleurs autour de cela qu’est axée la majeure partie comique de la série. Ils partagent quasiment tout leur temps libre avec leurs deux amis Howard Wolowitz et Rajesh Koothrappali pour, par exemple, jouer à Halo, organiser un marathon des films Superman, jouer au Boggle klingon ou discuter de théories scientifiques très complexes.

Leur univers routinier est perturbé lorsqu’une jolie jeune femme, Penny, s’installe dans l’appartement d’en face. Leonard a immédiatement des vues sur elle, et va tout faire pour la séduire et l’intégrer au groupe et à leur univers auquel elle ne connait rien.

L’effet comique de la série joue beaucoup sur le contraste entre l’intelligence et la geekitude de Leonard et Sheldon et le bon sens et l’intelligence sociale de Penny.

Extrais débile!!

Films

Otaku : fils de l’empire virturel


Menee par Jean-Jacques Beineix, une enquete sur les “Otakus” japonais, adolescents passionnes de jeux video, de mangas ou de creatures robotisees et ne vivant que pour l’objet de leur passion.

Manif Otaku


En juillet 2007 a eu lieu à Akihabara la toute première manifestation d’un genre original. Déjà que les manifs au Japon c’est plutôt rare, alors que dire de celle-ci qui était en réalité une manifestation d’otakus? Leurs revendications? Cesser d’être discriminés par les médias, et lutter contre la disparition des petites boutiques, au profit des grosses enseignes (Yodobashi Camera en tête), entre autre. Pour les curieux, je conseille d’aller sur le site de Kirainet (d’où les photos de cette note sont tirées) et de Dannychoo, qui contiennent de plus amples informations.

Ils sont Otaku!

Ninomya Kazunari (Arashi)


Tanaka Koki (Kat-Tun)


Testez-vous!


Pour finir, voici quelques test et quizz avec lesquels vous amuser!!

Test d\’otakisme

Quel genre d\’Otaku êtes-vous?

Etes-vous un bon fan idiot?!

Etes-vous obsédé?!

Question d\’Otaku: combien de germes de bactéries avez-vous sur vôtre clavier?!!

Enjoy!!!

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