Avant de commencer cet article, je tiens à informer les lecteurs que les photos incluses au sein de l’article sont issues de blog d’étudiant français ayant étudié un ans au Japon, je me suis permis “d’emprunter” leurs photos qu’ils ont réalisé sur le terrain, pour avoir un regard plus véridique et différent de ce que les dramas nous fournisse (bien que crédible!) C’est donc du pur et du dur que je vous livre ci-dessous!!
Pour plus d’info voici l’adresse des deux blogs majeur dont je me suis aidé pour mes recherches:
Blog de Nabil: très complet!!
Blog de Kévin:
Le système éducatif au Japon contemporain fut créé ex nihilo dès le début de l’ère Meiji en s’inspirant du modèle anglo-saxon. Dès cette époque, il est déconnecté des instances aristocratiques et religieuses pour être considéré comme un instrument au service de l’État; le nouveau régime a en effet besoin à la fois de main-d’œuvre qualifiée, d’un vaste corps de techniciens et d’une élite dirigeante issue des universités impériales.
L’âge de l’élève, déterminant l’année de début de scolarisation, est déterminé par rapport à la date du 1er avril. Les élèves suivent successivement trois cours: l’école primaire (小学校, shōgakkō) qui dure 6 ans (élèves de 6 à 11 ans), le collège (中学校, chūgakkō) qui dure 3 ans (12-15 ans) et le lycée (高等学校, kōtōgakkō) qui dure également 3 ans (16-18 ans). Presque toutes les écoles publiques sont mixtes. Le port de l’uniforme est encore obligatoire dans une bonne partie des lycées et dans certaines écoles, mais cette pratique tend à diminuer, surtout dans les établissements publics. L’année scolaire comprend 210 jours d’éducation, auxquels nombre d’écoles ajoutent une trentaine de jours d’activité sportive, de festival ou d’éducation hors cursus (voyage scolaire…). Il y a 5 jours et demi de classe par semaine.
Il n’y a pas d’orientation avant l’entrée en université. Le système universitaire étant très élitiste, les écoliers travaillent dur depuis l’école maternelle jusqu’à l’entrée en université. Beaucoup d’écoles maternelles recrutent même sur concours, les questions étant bien sûr adaptées à l’âge des enfants (concernant les formes, les couleurs et des connaissances simples sur la nature). De plus, les cours du soir (塾, juku) sont presque une règle pour les lycéens. Le lycée se termine non pas par un examen mais par les concours d’entrée en université. Une année est découpée en 3 parties, en accord avec les saisons. De durées variables à travers le Japon, la décomposition classique est à peu près: du 1er avril à mi-juillet, de début septembre à fin décembre et de début janvier à début mars. Les écoliers japonais choisissent de faire les concours de tel ou tel lycée ou université selon leur souhait et leur niveau. Juste avant l’entrée en université, c’est-à-dire lors des 11e et 12e années d’étude (tranche d’âge: 16-18), les lycéens de filière générale choisissent d’orienter leur cursus vers les sciences humaines (littérature, histoire…) ou les sciences (physique, mathématiques). A Tōkyō, une directive d’octobre 2003 oblige les enseignants et leurs élèves à chanter le Kimigayo (hymne national) debout face au drapeau (Hinomaru). Par ailleurs le système de notation au Japon est surtout axé sur les questionnaires à choix multiples (QCM) et beaucoup moins sur les contrôles.
Il y a deux types d’écoles d’enseignement supérieur: les écoles spécialisées (専門学校, senmongakkō) et les universités (大学, daigaku). Tandis que les écoles spécialisées fournissent une formation efficace en deux ans, les universités ont une vocation plus généraliste, et le premier diplôme ne s’obtient qu’au bout de quatre ans. La grande majorité des étudiants choisissent l’université. Pour presque tous les étudiants, il est nécessaire de passer un an, voire deux, en classe préparatoire privée avant de réussir le concours d’entrée en université. Cependant, ce n’est pas obligatoire, et certains étudiants parviennent à entrer en université dès la sortie du lycée. Il est souvent dit des universités japonaises qu’il est difficile d’y entrer, mais facile d’en sortir diplômé. Après avoir réussi le concours, le rythme est nettement moins soutenu qu’au lycée ou qu’en classe préparatoire.
Il existe trois niveaux à l’université:
- la licence (学部, gakubu, en anglais: bachelor; en 4 ans);
- le master (修士, shūshi, anciennement maîtrise, en anglais: master; en 2 ans);
- le doctorat (博士, hakase/hakushi, en anglais: doctor’s degree/PhD; en 3 ans).
Il existe trois types d’universités: les universités nationales (国立, kokuritsu), les universités privées (私立, shiritsu) et les universités publiques (公立, kōritsu).
Comme exprimé précédemment, le système japonais est plutôt élitiste. Il faut toujours tenter d’aller dans la meilleure école, pour avoir le maximum de chances d’entrer dans le meilleur collège, puis lycée, puis université et entrer dans la meilleure société. Cela a deux conséquences principales. La première est la prolifération des cours du soir, qui ont la double fonction de tenter d’augmenter le niveau scolaire et de rassurer les parents sur le fait qu’ils font ce qu’il faut pour leurs enfants. Ces classes sont très répandues dans les grandes villes. La seconde est d’ordre financière. Les parents doivent en effet choisir une école pour leurs enfants. Ils vont généralement viser 2 ou 3 écoles, une qu’ils souhaiteraient obtenir mais pour laquelle l’enfant n’est pas sûr d’obtenir le concours, une de niveau plus faible et finalement, optionnellement, une faible. Mais nombre d’écoles moyennes voyant tous leurs meilleurs éléments potentiels partir avant la rentrée car ayant réussi à intégrer une école plus prestigieuse ont adopté un principe simple: elles choisissent des dates de confirmation d’inscription situées avant la publication des résultats des écoles prestigieuses. Ainsi, les parents sont obligés d’inscrire leurs enfants dans cette école, même s’ils espèrent ne pas avoir à les y envoyer. Si l’enfant réussit à intégrer mieux, il pourra se désinscrire de cette école, mais tout ou partie des frais engagés (assez élevés) resteront acquis par cette école, qui bénéficie donc de moyens substantiels comparativement à ses effectifs. Cela représente un sacrifice financier important pour les familles qui, tous les 3-4 ans, doivent donc payer deux années scolaires pour assurer le meilleur avenir possible à leur enfant.
Les études au lycée
Nous allons nous concentrer sur le lycée pour cette étude du système éducatif au Japon. Le mode de fonctionnement diffère de beaucoup par rapport au système français et ce sur plusieurs points que nous allons aborder; à commencer par le rythme scolaire.
Le rythme scolaire dans un lycée japonnais
L’école au Japon débute en avril. Le fait est original. C’est même, à notre connaissance, un cas exceptionnel dans l’hémisphère nord. L’année est divisée en trois trimestres (avril-juillet / septembre-décembre / janvier-mars). Les vacances principales (celles qu’en France nous appelons grandes vacances) séparent le premier et le deuxième trimestre ; elles ont lieu en août et durent un mois environ. D’autres vacances sont programmées entre chaque trimestre, à Noël (15 jours), et à la fin de l’année scolaire (3 semaines). Les Français jugent que cela est trop peu : « Les vacances sont rares, pas plus de deux mois par an, mais heureusement il y a beaucoup de jours fériés et de journées d’école consacrées à des activités extrascolaires (visites et autres…).
Les élèves japonais ont cours du lundi au vendredi, généralement de 8 h 30 à 15 h 30 et deux samedis par mois (le 1er et le 3e, de 8 h 30 à midi). Les cours durent 50 minutes et sont entrecoupés de pauses de cinq minutes. La coupure prévue pour le repas de midi est de 35 minutes. Le rythme, de prime abord, paraît donc supportable. Mais les choses ne sont pas si simples : « Ici on ne peut pas se fier aux horaires officiels, car les élèves ont un tel souci de réussite qu’ils passent leur temps à prendre des cours supplémentaires. » En réalité, les cours commencent souvent plus tôt le matin (« il n’est pas rare que les profs me convoquent à 7 h 30 » explique une élève), et ils s’achèvent plus tard (rarement avant 16 h 30 – « sans compter que beaucoup d’élèves restent en étude »). Les choses se compliquent encore, dans la mesure où beaucoup de journées libres et de week-ends sont consacrés aux devoirs ou aux cours particuliers. » Une élève française au Japon note que « certains travaillent pendant les vacances, quelquefois la veille et le jour même de Noël ! » La journée se prolonge par des activités parascolaires souvent animées par des enseignants (activités sportives, théâtres, clubs divers), au caractère non obligatoire mais auxquelles participent 80% des élèves selon les dires des chefs d’établissement . De nombreux élèves et enseignants reviennent ainsi dans leur établissement le samedi matin également pour ces activités de clubs qui contribuent à donner à l’établissement son âme et son caractère propres. Ce sont ces activités auxquelles l’immense majorité de la communauté éducative participe, qui font des lycées et collèges japonais des « lieux de vie » autant que des lieux d’étude. D’autre part, la préparation spécifique aux examens nationaux (l’équivalent du baccalauréat), sous forme de devoirs surveillés ou de travaux pratiques, a lieu le samedi au sein du lycée, et elle est assurée par les enseignants de l’établissement en heures supplémentaires.
Après 18h00, une forte proportion d’élèves fréquente les « Juku » ou « cours du soir », dans la mesure où l’entrée à l’Université, comme pour le lycée, se fait sur examen. Cette pratique du recours aux cours privés est plus importante dans les grandes villes que dans les provinces plus rurales. Il s’agit là d’une reprise plus libre des leçons de la journée, avec la possibilité d’explications nouvelles, ou celle de poser, au sein de groupes plus restreints, les questions n’ayant pu poser être posées en classe. Il s’agit ainsi davantage d’une aide efficace aux devoirs que de véritables cours supplémentaires ; les élèves y assistent généralement 2 heures par jour, 2 jours par semaine. Dans la mesure où il y a là une véritable complémentarité entre les cours donnés par les professeurs et les activités proposées par les Juku, il s’instaure de plus en plus une véritable coopération entre les deux parties.
Le rythme réel est donc très soutenu. D’autant qu’au travail s’ajoute toujours une obligation de résultat ; obligation qui engendre, une bonne dose de stress et de fatigue.
Les lycées recrutent sur examen d’entrée, à l’issue du collège, ce qui a pour conséquence d’exercer une pression considérable sur les collégiens lors de leur dernière année, voire leurs deux dernières années de collège, en fonction des ambitions de réussite des élèves et de leur famille.
D’autre part, les études n’étant plus obligatoires et coûtant cher, il est naturel selon la logique du Ministère de l’Éducation japonais, que les lycées demandent des frais de scolarité. Ceux ci sont de 80 à 100 euros mensuels dans les lycées publics, mais 3 à 5 fois plus dans les établissements privés.
Les lycéens ont la possibilité de redoubler une année ; ils sont évalués soit sous la forme d’un contrôle continu effectué lors de partiels 5 fois par an (« grade system »), soit lors d’un examen final (« total exam system ») à la fin de chaque année avec la possibilité de passer en classe supérieure s’il manque certaines matières, mais avec l’obligation de réussir l’examen dans les 3 ans dans les disciplines restantes.
Jusqu’à la fin de la première année de « kookoo » (lycée), toutes les matières sont obligatoires. Ces matières sont : Japonais, Maths (Analyse et Algèbre), Anglais, Sciences, Sciences sociales (Histoire, Économie, Géographie), Sport et Art. Au début de la seconde année, l’élève choisit entre deux branches (section scientifique ou section littéraire) mais on ne lui propose quasiment aucune matière à option. Certaines écoles, en revanche, sont plus axées sur les langues, et d’autres plus orientées sur les sciences. Toutes les matières semblent revêtir la même importance. Si hiérarchie il y a, elle semble « favoriser légèrement le Japonais, les Maths et l’Anglais ». Une place importante est réservée aux arts (aux arts plastiques en général et à la peinture en particulier, à la danse et à la musique). « L’art est une matière à part entière, qui a toute sa place dans l’éducation et la formation du jeune Japonais. » La place réservée au sport est importante aussi. « Dans mon école, précise une élèves, on peut faire du volley, du badminton, du « Lacrosse », du tir à l’arc, du flipper, du base-ball, du soft-ball, du football, de la gymnastique… ».
Fonctionnement du lycée: entre modernité et tradition
Lorsque l’on entre pour la première fois dans un établissement d’enseignement japonais, c’est d’abord, un peu à l’image de ce qui existe dans nombre d’écoles anglo-saxonnes, l’importance donnée aux symboles et à la communication « institutionnelle » qui interpelle le visiteur. L’objectif
est que les élèves, mais aussi le personnel enseignant et non enseignant de l’établissement, développent une relation privilégiée avec leur lieu de travail ou d’étude, un véritable sentiment d’identification, voire de fierté vis-à-vis de « leur » école. L’idée sous-jacente est que l’on valorise un lieu dont on est fier, où l’on n’est pas seulement de passage, et que l’on ne dégrade pas un lieu où l’on se sent bien. Cette réalité se matérialise par de petites habitudes pouvant sembler désuètes ou superflues aux yeux d’enseignants ou d’élèves français ayant peu l’habitude de l’étranger :
L’uniforme est de rigueur, dans l’immense majorité des collèges et des lycées, y compris pour les vêtements de sport, mais pas à l’école primaire ; il comporte sur le col le badge de l’école et un insigne indiquant dans quelle classe se situe l’élève. De plus, chaque élèves se déchausse dans l’entrée de l’établissement, afin d’enfiler des chaussons spécialement pour la journée en cours; et laissant ainsi leurs chaussures dans un casier commun prévu à cet effet.
Le gymnase est un lieu du lycée important, il est doté d’une immense estrade et parfois de galeries, est aisément transformable en salle de spectacle, d’événements sportifs ou de concert pour mettre en valeur les manifestations organisées au sein de l’établissement. Le gymnase est en outre orné, au dessus de l’estrade, du nom de l’établissement qui est encadré du drapeau japonais et de celui de la ville ou de la région.
Le chef d’établissement reste d’abord une figure d’autorité et d’arbitrage au sein de l’établissement, un peu à la manière du Proviseur de nos lycées, et il n’est pas chargé, comme souvent dans nos collèges, de régler au quotidien des questions de vie scolaire et de discipline. Le bureau du Directeur de l’établissement comporte une galerie de portraits des chefs d’établissement qui se sont succédé à ce poste. Les trophées gagnés par les élèves dans le cadre d’activités sportives ou autres proposées par l’école, sont exposés dans la salle des professeurs, valorisant ainsi les élèves méritant dans ces disciplines sportives.
La salle des professeur, d’abord un lieu de travail ouvert aussi aux élèves. Ce respect véritable dans les relations de travail entre élèves et enseignants décrispe considérablement les relations entre élèves et enseignants. Dans la mesure où d’une part l’autorité de l’enseignant est reconnue et où d’autre part, le respect mutuel est une règle de fonctionnement, l’atmosphère de travail est à la fois tendue vers l’étude et parfaitement détendue quant à sa mise en œuvre. La salle des professeurs, dans son organisation comme dans sa fonction, est révélatrice de cet état d’esprit. Avec ses bureaux alignés les uns à côté des autres, elle n’est pas conçue comme en France pour être un espace de détente où les enseignants vont bavarder et prendre un café entre deux cours ; elle est d’abord un lieu de travail, dont la porte reste ouverte sur le couloir, où les enseignants accueillent les élèves désireux d’obtenir une renseignement ou une précision. Un étudiant français confirme avoir ressenti, en tant qu’élève, cette énorme différence une salle des professeurs française, véritable sanctuaire dont la porte fait pratiquement figure d’iconostase, et la salle des professeurs japonaise ouverte aux élèves qui savent pouvoir y retrouver leur professeur pour un renseignement ou une précision.
Le respect de l’Autre dans l’espace public de l’école est également bien illustré par les chaussures des élèves qui restent dans des casiers ouverts toute la journée sans que personne ne semble craindre le vol ou le vandalisme, Le nettoyage quotidien des salles de classe, des couloirs et des parties communes, mais aussi des toilettes comme des espaces verts, est effectué par les élèves sous la direction de leurs enseignants, à raison d’environ une demi-heure par jour. La réalisation de ces tâches par la communauté scolaire a ainsi un triple objectif : Développer un véritable esprit civique par la pratique et non le discours, puisque les élèves vont être enclin à davantage respecter des lieux qu’ils sont chargés d’entretenir ; Développer un véritable sens de la communauté puisque ces tâches sont effectuées ensemble ; Nourrir un sentiment d’appartenance vis-à-vis de son établissement, puisqu’on s’identifie davantage à un lieu dont on prend soin.
Le service du repas de midi est fait par les élèves: quatre élèves revêtus de blouses, de masques et de calots blancs, des équipes au sein de chaque classe vont par roulement chercher le repas préparé dans de grandes marmites et servent leur coreligionnaires. Ce sont les mêmes qui desservent les plateaux et ramènent les restes, les petites briques de lait vide dûment pliée pour prendre le moins de places possibles.
Un conseil d’élèves est élu dans chaque établissement, un peu à la manière de nos conseils réunissant les délégués de classes, mais ils sont dotés de réels pouvoirs de proposition, dans la limite de leur statut d’élèves : Organisation de rencontres sportives inter-classes au cours de l’année
Organisation de certaines sorties scolaires, généralement à la journée. Propositions discutées de manière régulière avec la Direction et les représentants des enseignants avant leur éventuelle mise en œuvre. Un des étudiants français ayant passé une année en lycée au Japon, déclare avoir été frappé, en tant qu’élève, du degré d’écoute des délégués d’élèves, alors qu’en France, il gardait l’impression d’un écart gigantesque entre une représentation de pure forme et la mise en pratique. Il est vrai que cette réelle prise en considération des propositions des délégués des élèves s’inscrit dans un contexte de grand respect pour le corps enseignant et l’administration.
Valeurs et attitudes au sein du lycée: quelques témoignages d’étudiant français au japon
Ici, tradition et discipline sont les maîtres mots. Tout est très hiérarchisé ; les droits des élèves, des professeurs ou du proviseur sont très différents. « Au début et à la fin de chaque cours les élèves doivent une révérence aux professeurs. De même, les élèves et les professeurs font la révérence au proviseur du lycée quand ils croisent. Ce dernier est une personne très respectée. » Une participante prétend que « l’élève n’a aucun droit, sinon celui de venir à l’école et d’être éduqué. On lui demande de porter l’uniforme, d’avoir une coupe de cheveux parfaite, des ongles courts, de ne porter aucun bijou, ni maquillage, un point c’est tout ! » Une autre participante ne voit pas les choses ainsi : « C’est vrai que la discipline est stricte, mais il y a un grand respect entre professeurs et élèves. Je trouve pour ma part que les relations sont beaucoup plus détendues qu’en France, et moins stressantes. » « Les professeurs vous soutiennent, vous épaulent, ils ont un vrai souci par rapport à votre avenir. Je dirais qu’ils agissent plus comme des parents. Ici ils vous protègent. On ne peut absolument pas comparer avec l’attitude des professeurs en France. »
Si l’esprit de compétition « entraîne de grosses rivalités entre les élèves quant aux résultats », il n’en reste pas moins vrai que « l’atmosphère, en classe, est très cordiale, très chaleureuse. » On retrouve dans chaque salle de cours les valeurs de l’établissement. Par exemple, à la « Takayama-Nishi-Highschool » : « live in good order – aim high – practise continuously ». De plus, le sentiment d’obligation de résultat est palpable aussi pour les professeurs, à travers le système du « super teacher » mais aussi par l’évaluation dans certains établissements des professeurs par les élèves (à Takayama par exemple). Ceci aboutit en fin de compte:
- à une double système de classement du professeur: par l’administration et par les élèves;
- à une valorisation de la compétence au détriment de la qualification qui se traduit par une grande polyvalence de certains enseignants (un exemple: un professeur d’histoire et de kendo peut être aussi responsable du réseau informatique).
La volonté des écoles d’attirer des personnalités de prestige dans leurs établissement (un professeur de fac réputé, un acteur, une violoniste tchèque…) participe de ce modèle où l’exemplarité tient un rôle central. Certaines évaluations d’élèves sont d’ailleurs affichées à l’intérieur des salles de cours.
En effectuant mes recherches , j’ai découvert quelques blogs d’élèves français, partis étudier un ans au Japon, et qui relataient ainsi leurs expériences avec une vision française sur le système lycéen japonais. J’ai ainsi relevé quelques réflexions de leurs part pour les joindre à ce dossier, je laisse donc la parole à Kévin C et Nabil:
«Je suis dans une école privé de 1028 garçons, 568 filles et 300 personnelles (professeurs, staffs, cuisiniers, caissiers etc.). L’ambiance est vraiment géniale, il existe une complicité entre les professeurs et les élèves qui est totalement magique, (là il faut vraiment l’avoir vécu pour le comprendre…) rien avoir avec les lycées en Suisse en tout cas (pour ne pas dire en Europe)…
Bref l’ambiance est vraiment superbe, les gens sont très accueillants et chaleureux (un peu hypocrite il faut avouer mais ce n’est pas forcément négatif ici…). Je ne vais pas vous cacher le fait que c’est une école riche: des écrans plats dans chaque salle de classe, climatiseurs, une vingtaine de distributeurs à boissons aux prix vraiment réduits, une centaine d’ordinateurs, un télescope, une grande piscine et aussi énormément d’activités, des camps et des voyages scolaires de très haute qualités (voyages en chine, Australie, Europe, Corée etc.), par contre là il faut payer et les prix grimpent vraiment… Les activités de clubs de mon école sont de très haut niveau particulièrement l’équipe de foot qui se voit être parmi le top 5 du classement Japonais dans sa catégorie. Personnellement moi je ne peux que leur être redevable, avec tout ce que cette école a fait pour moi…. Je vais vous donner un exemple : Comme dans ma famille d’accueil je n’avais plus l’accès au net, j’ai demandé à l’un de mes professeurs s’il était possible de connecter mon ordinateur portable depuis l’école. Sa réponse : “OK pas de problème”, le lendemain il a ramené 2 techniciens pour m’installer le net dans ma chambre privée…
(Oui en plus de ça ils ont mis une petite chambre privée à ma disposition depuis le début!!!)
Va le trouver le professeur qui fera ça pour toi dans quelques écoles qu’elles soient en Europe…
Site de mon école : http://www.johsei.jp/
Ce que je vais écrire là est vraiment très changeant d’un lycéen à l’autre donc je ne vais pas décrire tous les cas… Les écoles au Japon sont pour la plus-part ouvertes même le samedi et le dimanche, les lycéens en général aiment bien leur école ici et il arrive donc souvent qu’ils s’y rendent même durant les jours fériés! On verra donc souvent des lycéens en uniforme scolaire même le week-end ! Les japonais ne s’invitant que rarement chez eux, ceux qui n’iront pas à l’école travailleront chez eux toute la journée si c’est une période d’examen ou iront s’amuser avec leurs ami(e)s dans des karaoke, bowling, faire des purikura* ou du shopping.» (Nabil)
« Première journée de cours – qui fut très agréable – terminée! J’ai trouve cette journée très instructive et plaisante. Instructive au niveau des différences de réglementation dans les lycées japonais, mais aussi dans la façon de penser. Des éleves japonais très agréables, qui viennent vers vous,qui vous font des compliments… Par contre vaut mieux ne pas compter sur l’anglais. Ils ont un bon vocabulaire et une bonne grammaire, mais un accent terrible. Pour ce qui est des cours suivis, l’anglais fut mine de rien pas si simple que ça . Et tout le monde croyait (et croit toujours) que je suis bon en anglais… Le meilleur cours fut d’après moi le cours de sport… Vraiment très agréable. Chose incroyable: aucun prof pour nous surveiller, mais on fait vraiment notre boulot. Une sorte d’auto-éducation par les élèves japonais, c’est quelque chose d’incroyable. S’il n’Y avait aucun prof en France, je crois qu’on deviendrait tous fous. « Kévin C
«La vie de tous les jours d’un(e) jeune japonais(e) est TOTALEMENT DIFFERENTE de celle de n’importe quel lycéen en Europe. A l’école il arrive qu’ils aient moins d’heures de cours que dans un lycée en France par exemple, mais une fois rentrés chez eux ils travaillent jusqu’à très tard…
Je trouve que c’est vraiment très peu 4h de sommeil par nuit sur une longue période et surtout en voyant la richesse en activités de leurs journées et cela même le week-end! Il faut aussi prendre en compte que pas mal de gens ne choisissent pas forcément le lycée le plus proche, dans ma classe plusieurs doivent faire au moins 30min de vélo jusqu’à 2h de train pour se rendre au lycée ! Imaginez la personne qui doit se lever à 5h, qui va aux activités de clubs qui ne se terminent que vers 18h-19h30 et qui n’arrive chez elle qu’à 21h-22h alors que ce n’est pas un métier qu’elle exerce mais juste aller au lycée… Notez aussi qu’au Japon il y a un couvre feu pour les personnes n’ayant pas encore finis le lycée, après 22h la police ramasse tous les lycéens encore dehors et les ramène chez eux. Par contre la police est tellement rare hors des grandes villes que les gens ignorent un peu cette loi. Néanmoins je n’ai que très rarement vu des lycéens dans les rues après 22h.
Le lycée japonais s’effectue sur 3 ans. Trois années scolaires riches en journées spéciales: nombreux festivals nationaux et propres à chaque école, événements divers etc. L’année scolaire commence début avril et se termine en mars. Des vacances d’été de 6 semaines (comme presque partout en suisse) et d’hiver de 2 semaines. Au total environ une trentaine de jours de congé dû aux journées spéciales (ça varie beaucoup d’une école à l’autre surtout si on compare un établissement privé à un établissement publique.) Articles sur les festivals et journées spéciales en construction…
Les salles de classes sont équipées de portes coulissantes . Au début et à la fin de chaque cours les élèves se lèvent et saluent le professeur, un élève de la classe sélectionné au début de l’année a pour fonctions de donner les ordres : ” DEBOUT…. SALUEZ…. ASSEYEZ-VOUS”. Durant les leçons le professeur se tient généralement toujours debout sur son ESTRADE pour avoir une position supérieure à celles des élèves. Pendant les cours il n’y a QUE le professeur qui parle ! Les élèves ne lèvent pas la main pour poser des questions ici, par contre très souvent le tiers des élèves dorment sur leurs pupitres (ils ne sont pas juste couchés, ils dorment vraiment !!!) et les professeurs, hmm… comment dire, c’est le DERNIER de leurs soucis, ils les laissent dormir !! (attention ce n’est pas forcément le cas partout au japon !!!) Les places des élèves sont numérotés et chacun se met à celle correspondant à son numéro et ça depuis le début de l’année scolaire.
L’horaire des cours est presque partout le même (avec bien sûr quelques exceptions !): début des cours à 8h40, 6 leçons de 50min chacune puis fin des cours à 15h30, après viennent les activités de clubs qui sont facultatives mais où 80% des lycéens se rendent. Les clubs appartiennent généralement au lycée même, ils prennent beaucoup de temps dans la vie des jeunes étudiants et j’en reparlerais plus longuement prochainement. Je vous donnerez plus d’informations sur le lycée au fur et à mesure que j’écris de nouveaux sujets car beaucoup seront liés directement ou partiellement à l’école.
Ici au japon, en dehors de Tokyo il est vraiment très rare de rencontrer des lycéens ayant des piercings, les cheveux colorés ou trop long car dans la majorité des écoles, qu’elles soient primaire, secondaire ou lycée, il y a des règles concernant la tenue du corps et aussi le fait que c’est un peu mal vus pour plusieurs raisons… Et donc deux fois par année scolaire, tous les élèves du lycée se font contrôler ! Dans mon école les règles ne sont pas les plus strictes mais elles le reste quand même un minimum : les filles doivent avoir une longueur de cheveux atteignant au maximum le bas de leurs épaules (excepté si elles les attachent…), sans coloration (c’est-à-dire toujours noirs, couleur naturelle de la chevelure des japonais) et elles ne doivent pas être trop maquillées. Les garçons doivent avoir les cheveux plus ou moins courts (les oreilles doivent toujours être visibles), et doivent garder leur couleur naturelle. Aucune règle pour les ongles par contre, ce qui m’a étonné étant donner qu’à plusieurs reprises j’ai trouvé les ongles des garçons trop longs… Tous colliers, bracelets et piercings où qu’ils soient sont interdits.
C’est une des raisons pour la quelle il n’est parfois pas très facile de les différencier sur les photos où même à l’école. Par contre durant les jours fériés ils changent complètement…» (Nabil)
«Au japon et surtout dans les grandes villes où la densité de population est très élevée, le vélo est vraiment très pratique car sont coût est bas, il ne pollue pas, ne prend pas beaucoup place et permet un déplacement plus rapide qu’en voiture lorsqu’on est en pleine ville et surtout durant les heures de pointes, c’est pourquoi beaucoup de japonais l’adoptent (beaucoup plus qu’en Europe). Toujours avec un panier devant, les modèles les plus répandus sont les « vélos de grand-mère », le cadre de vélo souvent choisit par les vieilles personnes où les femmes en Europe. Jeunes écoliers de primaire, de secondaire, lycéens, étudiants en fac et même hommes d’affaires seront souvent aperçus en vélo, et cela sans la moindre gêne de paraître stupides devant leurs collègues en voiture, contrairement à d’autre pays dans les quels aller en vélo à son travail représente une honte et peut provoquer des rires moqueurs… Lorsqu’il y a du vent et de la pluie ce n’est vraiment pas drôle pour les lycéennes roulant en vélo car elles doivent garder une main sur le guidon et choisir entre tenir le parapluie ou garder la deuxième main sur la jupe qui s’envole tout le temps, utiliser un parapluie en étant en vélo (lorsqu’il pleut bien sûr) au japon n’est pas considéré comme « ridicule» encore contrairement à certains pays d’Europe…. Le vélo reste une des rares choses volées au japon, il est donc conseillé de s’équiper d’un cadenas, même si ça reste très rare qu’on se fasse voler. Chaque lycéen devra coller à l’arrière de son vélo un autocollant qui comporte son numéro de d’élève, de classe et son année exemple moi : no.37 2ème 10. Un lycéen étant sur un vélo non marqué sera souvent contrôlé par la police… J’ai vu une émission parlant des débuts du vélo au Japon et comme plusieurs choses ici, le vélo leur vient des chinois… Je trouve que le lycéen en uniforme d’école roulant en vélo représente bien le japon…
La Bunkasai (fête de la culture ): Qui n’a pas vu cette fameuse fête dans les mangas ou les dramas?! Voici un récit vécu par un étudiant francais sur le terrain!
Voilà encore une fête très riche et intéressante, pleine d’activités et un programme qui a été préparé longuement à l’avance! La fête ne dur que 2 jours, une journée uniquement pour les élèves de l’école et le lendemain où les portes de l’école sont ouverte à tout le monde. Ce jour-là plus de 6000 visiteurs se sont rendus à notre école !!! 6000 personnes vous vous imaginez ?! Pour une fête annuelle et se déroulant seulement dans l’école, ça a quand même de quoi impressionner plus d’un européen… Le thème principal de cette fête est donc la culture, celle du pays et d’ailleurs. Dans chaque classe étaient présentés des travaux que les élèves avaient préparés récemment ou depuis longtemps (peintures, calligraphie, photos etc.), des activités telles que petits trains fantômes, jeux de fléchettes etc. étaient mises à dispositions pour les enfants visitant l’école. Des stands et mini-restaurants ont aussi été installés à fin de satisfaire les besoins alimentaires des visiteurs.
Le plus impressionnant dans tout ça, ce sont les quelques centaines de litres d’eau salée venant de la mer morte qu’ils ont réussis à obtenir et avec les quels ils ont fait une attraction qui consistait à permettre aux gens de se baigner dans cette eau très spéciale !!! J’ai par la suite demandé à un professeur si cette année le succès de la fête est plutôt grand, il ma répondu que c’est tout à fait normal et que la prochaine fête (fête de l’automne) prévue pour fin novembre annonce déjà plus de 10000 visiteurs !!!!
Les préparatifs
Encore plus poussées que pour le Taiikutaikai, les préparations de cette fête ont débutées environ 3 semaines à l’avance. Des installations, des stands, de la décoration etc. ont été préparez avec soin et motivation par les élèves. Les 2 bassins d’eau salée ont été accompagnés par un décor exotique, leurs préparations fut très rude (un énorme réseau de tuyaux, des camions, des machines de transports, des énorme réservoirs etc.).
Le déroulement
Le premier jour durant le quel le lycée n’était ouvert qu’aux élèves, toutes les personnes du lycée se réunissaient dans le gymnase pour célébrer la cérémonie d’ouverture, qui consistait à regarder un petit film concernant les bombes qui ont touché le japon durant la guerre, écouter un discours et des petites présentations que des élèves ont préparé puis chacun devait porter une bougie (voir sur l’image pour les bougies). Le deuxième jour, des spectacles de danse, de théâtre et de musique s’enchainaient tout le long de la période d’ouverture (10h-15h).
La fin
Même principe que pour le Taiikutaikai, des jours de travaux de préparations pour une très courte période de fête (5h seulement).Tout à été rangé très vite et mis en poubelle T_T, encore une fois j’ai trouvé vraiment très dommage de se débarrasser de tout ça… Voilà un exemple de la fête de la culture et son déroulement dans un lycée japonais… Bunka = culture, sai = fête (c’est tout simple).
Le Taiikutaikai (festival de sport)
Les japonais ont plusieurs festivals de tous genres et le Taikutaikai en l’un d’entre eux. C’est une fête qui ne dur qu’une demi journée. La date est différente d’un établissement scolaire à l’autre, c’est donc en quelque sorte un festival “privé” à chaque école. Durant cette demi-journée tous les élèves se verront porter des costumes confectionnés par eux même et faire des activités sportives et des jeux.
Les préparatifs
Voilà une chose vraiment notable chez les japonais, quand ils préparent quelque chose ils le font avec une telle motivation, une telle perfection que nous occidentaux sommes loin d’avoir atteint. Dans quel(s) but(s) font-ils tout ça ? Parce-que c’est un festival important ? Pour plaire aux professeurs ou encore peut-être autre chose…? Et bien je n’en sais rien du tout mais ce dont je suis sûr c’est que dans leur éducation on leurs a appris à toujours s’appliquer lors d’un travail et sans poser de questions ! Durant les préparations de ce festival, qui notons le, ont commencé 2 semaines avant celui-ci (2 semaines pour une demi journée fête…), tous les élèves du lycée étaient mobilisés dans un seul est même but: faire de cette journée un moment mémorable ! Je vais vous donner l’exemple de ma classe: Toutes les personnes de la classe ayant des talents au niveau artistique s’étaient misent ensemble pour réfléchir aux projets concernant les décorations, les costumes et les mascottes de la classe. Chaque classe se devait de choisir deux mascottes (personnage de manga, de dessin animé ou idole…), puis l’une devra être dessinée en grande dimension sur une toile qui sera par la suite ajoutée à un ensemble géant de toutes les toiles de l’école. L’autre sera peinte sur un panneau de 6m sur 3m et être portée par les élèves lors d’un défilé qui aura lieu durant la cérémonie d’ouverture du festival.
Le festival
Au programme il y avait une cérémonie d’ouverture, des défilés de costumes, des jeux de toutes les sortes ( je ne connais pas les noms) et divers sports (saut en hauteur, 100m, 400m etc.).
C’était vraiment amusant….
La fin
Voilà quelque chose qui m’a un peu choqué et que je trouve intéressant de préciser: à la fin de la journée (vers 15h-16h), il fallait tout ranger, franchement avec tout ce qui avait été préparé je doutais qu’ils allaient tout ranger en quelques heurs… Non seulement ils ont tout ranger en seulement 4h mais le plus “marrant” c’est qu’ils ont balancé TOUS LEURS TRAVAUX à la poubelle, franchement c’étaient tellement bien fait et ça avait pris tellement de temps à être préparé, quand j’ai vu toutes les grandes pancartes se faire détruire, la toile géante entrer dans le camion poubelle, j’ai vraiment pas compris… taiiku = éducation physique, taikai = réunion/rencontre.
OPEN CAMPUS
Cette journée là le lycée avait fait son “open campus” (journée portes ouvertes) et 1700 jeunes écoliers de secondaire sont venus visiter (comme quoi mon lycée est vraiment bien reconnu même au delà de la région…), vous vous rendez compte 1700!!! Et en un seul jour en plus. Je ne sais pas pour la France mais en tout cas en suisse je suis allé à plusieurs journées portes ouvertes et en aucun cas je n’ai vu plus d’une centaine de visiteurs…. Et en plus de ça il y avait une visite guidée pour chaque classe de secondaire venu visiter l’établissement (j’étais même l’un des guides^^). Dans chaque salle de classe du lycée (qui chacune avait été nettoyée et préparée la veille par les lycéens avec beaucoup de motivation…) tout un programme représentant une branche scolaire différente selon les salles de classe a été préparé par les lycéens et non les professeurs lol (ici les étudiants ont une motivation à tout entreprendre et organiser par eux même dont je reparlerais plus longuement prochainement…). Imaginez-vous l’organisation et l’énergie qui seraient nécessaires au corps enseignant pour supporter 1700 écoliers de 14-15 ans dans n’importe quel pays de l’occident, mais au Japon pas de problème car les bases de l’éducation des jeunes japonais sont la discipline et le respect (de soi et d’autrui), cette éducation faisant partie de la culture ancestrale des japonais est l’une cause de leur puissance économique d’aujourd’hui… La notion d’honneur est aussi de rigueur… Durant cette journée intéressante aucun problème d’organisation, de comportement etc. Je précise et j’insiste sur le fait qu’aucun professeur ne les accompagnait!!!
J’aimerais bien voir ça dans une école en Suisse ou en France moi^^.
Niveau organisation le japon c’est comment dire… Hmm… Un peu trop PARFAIT.»
Ces témoignes valent toutes les recherches possibles: ces élèves sont directement sur «le terrain» et peuvent donc mieux que moi-même décrire les conditions et les attitudes rencontrées dans un lycée japonnais.
Conclusion
Le système éducatif au Japon diffère de plusieurs manières au système français, et cela est particulièrement dût au fait qu’il soit basé sur un système élitiste, mais qui a également sut garder ses traditions et ses valeurs.
Les élèves japonais sont plus autonomes et respectueux qu’en France du fait que le Japon cultive et éduque (au sens propre) une telle attitude cher les adolescents. Le lycée s’avère être un véritable cadre de vie pour les élèves, aussi bien en dehors des cours qu’en classe, un endroit où ils peuvent y passer leurs temps libre, mais également y effectuer leurs révisions et devoirs. Le lycée offre ainsi un lieu de repères et un certain refuge pour les adolescents; où les professeurs contribuent par leurs implications réelles et leur investissement envers chaque élèves, à l’épanouissement de chacun.
Toutefois, chaque système a ses points faibles, et malgré les nombreuses activités proposés par les clubs, et les moyens techniques et matériel des campus, il s’avère que la pression de travail est énormes pour de simples adolescents. Une pression due aux examens d’entrée des lycées et des universités, mais également aux emplois du temps particulièrement chargés avec les cours du soir et les activités extras-scolaires.
Comme dans tous système éducatifs, il y a des Pour et des Contre, c’est en cela qu’il est intéressant d’étudier ces aspects et de les comparer aux nôtre; car chaque système repose sur une culture bien précise, avec ses propres codes et sa propre histoire: qu’il nous serait, en somme, impossible de transposer cher nous, en France. En effet, un système scolaire est tellement le produit d’une histoire nationale, d’une culture et d’un système de pensée qu’il n’est heureusement pas transposable tel quel. En revanche, pour faire « bouger les lignes », pour trouver des solutions originales à des situations qui nous paraissent sans issue, pour briser le fatalisme qui souvent prévaut dans nos établissements, pour pouvoir penser sans tabous, ce qui ne signifie pas sans idées claires, il peut être judicieux de regarder ce qui se passe au-delà de nos frontières. Certains « grands principes » en France que l’on peut voir ailleurs bousculés sans dommage apparent, quelques idées ou pratiques n’ayant pas cours chez nous et pouvant sembler originales, certains modes de fonctionnement naturels « là-bas », s’ils n’est pas souhaitable qu’ils soient transposables en l’état, peuvent fournir le point de départ à une réflexion ou à des changements qui seraient profitables au plus grand nombre, ici en France.
De manière ironique, les étudiants français qui ont vécu l’expérience d’une année dans un établissement japonais, ne jurent que par les vertus du système éducatif japonais ; de leur côté, les étudiants japonais qui séjournent en France, trouvent le système français tellement meilleur ! Comme le dit l’adage: l’herbe est toujours plus verte dans le champ voisin!
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Excellent jaimerais bien les mêmes horaires meme sion doit supporter des cours le soir(sauf si on est bon éléve ce qui est enccore mieux) sans parler des uniformes des cours de cuisines du sport et de l’importance des clubs!
Je viens de trouver votre site, j’adore tout simplement
La seule chose que j’aime dans l’ecole japonais, et que j’envie ce sont sans doute les horaires de cours. J’aime ce systeme, qui est aussi au USA, d’une activité l’apres-midi. Combien de gosses sont en France chez eux à rien faire. Apres les etudes cela deviens des gens tristes sans passion
Il faut vraiment changer ça et les ouvrir à ce qu’on appelle la culture et le sport! aussi il faudrai des cours de cuisine comme au japon car pas mal de jeune cuisine comme des sauvages des fast food/micro-onde xD
Excellent! Ça me donne le goût d’avoir 15 ans de moins et d’aller étudier là bas ! Les étudiant en uniformes sont tellement STEKKIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII. Au Québec, le système d’éducation de moin en moin éducatif… un système très proche de celui du Japon pourrait tellement réglé de problème! Que ce soit en société qu’au niveau scolaire! Longue vie au système d’éducation Japonais ( et aux uniformes héhéhé )